La star de The Office, Steve Carell, fait un retour magistral à la télévision dans ce qui pourrait bien être LA série la plus attachante de l’année : Rooster. La série est disponible dès ce lundi 9 mars 2026 sur HBO Max – où l’on peut, au passage, rattraper l’excellent spin-off de Game of Thrones, A Knight of the Seven Kingdoms.

Signée Bill Lawrence, producteur de pépites, comme Ted Lasso dont le tournage de la saison 4 a commencé ! et Shrinking, Rooster est bien plus qu’une simple comédie de campus : c’est une exploration brillante et mélancolique des liens père-fille, portée par la prestation de la star de The Office, capable de nous faire rire comme de nous faire pleurer.

Le retour magistral de Steve Carell à la télévision

Steve Carell incarne Greg Russo, un auteur à succès de romans de gare un peu ringards, dont le héros ultra-viril se nomme « Rooster ». Divorcé, il débarque au prestigieux Ludlow College pour soutenir sa fille, Katie (Charly Clive), professeure d’histoire de l’art dont la vie s’effondre après que son mari l’a trompée avec une étudiante.

Par un concours de circonstances — et un chantage amical du doyen de la faculté, joué par John C. McGinley — Greg accepte un poste de « résident en écriture ». Voilà que lui, l’auteur de thrillers qu’on trouve dans les rayons de supermarché, se retrouve à devoir enseigner la littérature à des étudiants « Gen Z » ultra-connectés.

Aussi à son aise dans la comédie que dans le drame, Steve Carell livre une performance épatante. Des moments embarrassants de son rôle de patron immature dans The Office, à la profonde sensibilité de ses rôles au cinéma comme dans Little Miss Sunshine, il met sa patte sur cette comédie à la fois drôle et touchante.

À ses côtés, Danielle Deadwyler, savoureuse en professeure de poésie pince-sans-rire est sa boussole et Phil Dunster (Jamie Tartt dans Ted Lasso) casse son image de footballeur au grand cœur pour se glisser dans la peau d’un prof de russe pédant et détestable. John C. McGinley (Scrubs) dégage une énergie communicative, notamment lors des scènes de « sauna thérapeutique » avec ses collègues.

HBO MaxLa « touche » Bill Lawrence : l’héritière de Ted Lasso

Si vous aimez l’optimisme de Ted Lasso et la mélancolie de Shrinking, deux autres œuvres signées de Bill Lawrence, alors avec Rooster, vous serez en terrain connu. Si la série est très drôle — les blagues de Greg sont déjà cultes — elle aborde aussi, avec brio, des sujets plus douloureux et psychologiques, comme le deuil, la famille ou la reconstruction, avec une sincérité désarmante.

Le récit met deux ou trois épisodes à trouver son rythme de croisière, oscillant entre la farce pure et le drame familial profond, mais cette jolie leçon de vie devient vite addictive, à la fois par la qualité de ses dialogues, et par celle de ses interprètes, dont la performance, vibrante, du génial Steve Carell. Légère et profonde, elle donne à réfléchir sur le sens de l’existence sans prise de tête.

Vraie série « feel good » — Dieu sait qu’on en a bien besoin en ce moment ! — Rooster fait partie de ces fictions pleines de tendresse, auxquelles on repense souvent dans son quotidien et dans lesquelles on aime à se plonger comme dans un livre de chevet rassurant. Preuve, une fois encore, que la fiction peut parfois être aussi bienfaisante qu’une bouffée d’air frais ou qu’un câlin d’un ami.