La ministre s’était contentée de lire devant les députés un texte préparé à l’avance, éludant ainsi les nombreuses questions incisives de l’opposition sur ses propos polémiques et la procédure de désignation du futur administrateur général.
Pour mémoire, le 13 janvier dernier, devant des militants MR réunis à Walhain (Brabant wallon), la ministre des Médias avait dit espérer que le prochain remplacement de l’administrateur général de la RTBF et du directeur de l’information puisse faire passer la ligne éditoriale de la radio-télévision publique « de l’autre côté de l’échiquier politique ».
Elle avait aussi déploré la présence de nombreux « gauchos » parmi la jeune génération de journalistes. Ses propos avaient engendré une réaction ferme de la RTBF, de ses journalistes, ainsi que des associations professionnelles qui y ont vu une volonté d’ingérence politique dans les médias.
La Fédération européenne des journalistes a déposé de son côté une alerte auprès du Conseil de l’Europe, le gardien de la convention européenne des droits de l’homme qui consacre notamment la liberté de la presse.
Conformément au règlement du parlement de la FWB, la motion de méfiance déposée mercredi soir par l’opposition sera examinée par la conférence des présidents. Le vote sur le texte devrait intervenir dans les prochains jours.
Selon l’opposition PS, c’est la première fois dans l’histoire de la Fédération qu’une motion de méfiance est déposée envers un ministre du gouvernement.