« Tous nos services des Affaires étrangères mettent à jour les informations concernant les pays, jour par jour et heure par heure », affirme-t-elle. Le fait de s’enregistrer, en tant que voyageur, sur le site « Travellers Online », permet également à la Belgique d’être au courant du nombre de Belges présents en cas de crise sur place.

Dix questions pour comprendre le conflit au Moyen-Orient

Depuis le début du mois de mars, certaines destinations sont « fortement déconseillées » par les Affaires étrangères belges, comme les Émirats arabes unis, le Qatar, le Koweït, Bahreïn, la Jordanie, le Liban, l’Irak, la Syrie, l’Oman, l’Arabie saoudite ou encore les voyages non-essentiels vers Israël.

Faire preuve de flexibilité

Du côté du secteur touristique, on veut se montrer rassurant. Frank Bosteels, CEO de la Belgian Travel Confederation, explique que la première urgence du secteur était d’apporter assistance aux vacanciers coincés à la fin des congés de détente. « Désormais, nous allons nous pencher sur les départs suivants pour connaître les différentes règles communiquées par les compagnies aériennes, afin d’être au courant des vols qui seront assurés ou annulés, et les possibilités de changements qui s’offrent aux voyageurs », précise-t-il.

Si pour l’instant, aucune certitude n’existe concernant les voyages dans la région du Golfe et les compagnies aériennes qui traversent cette région, le CEO conseille de continuer à voyager sereinement, tout en continuant à s’informer, via le site des Affaires étrangères ou auprès des compagnies aériennes. « En fonction du degré d’urgence, il faudra être flexible par rapport aux dates et à la destination », affirme-t-il.

Voyages à forfait : bientôt de nouvelles règles pour mieux protéger les consommateursDes destinations européennes en hausse

Frank Bosteels explique toutefois que les zones impactées par la guerre au Moyen-Orient sont des destinations qui terminent leur haute saison. « L’Océan Indien, le sud-est de l’Asie ou même les pays du Golfe sont des destinations qui entrent en basse saison dès le mois d’avril ». D’après lui, les voyageurs qui ont réservé leurs vols ont tout de même la volonté de partir, sauf en cas de force majeure. « On essaye de répondre aux demandes des vacanciers et de trouver des solutions, soit en postposant ou en apportant des modifications à leur voyage initial », souligne-t-il.

Si certains voyageurs souhaitent partir prochainement en Asie, Frank Bosteels rassure : « Il existe de nombreuses alternatives, notamment au départ de Brussels Airport dont les capacités aériennes peuvent amener les voyageurs en Asie par voie directe ». Le CEO explique donc qu’ils ne sont pas forcément dépendants des compagnies du Golfe, même si elles desservent très bien la zone, et que d’autres compagnies permettent de se rendre en Asie via d’autres trajectoires. « C’est un manque, mais il n’est pas irremplaçable ».

« Il est vrai que les destinations proches du Golfe risquent de ressentir une concurrence accrue des traditionnelles destinations européennes qui restent des valeurs « refuge » du tourisme lorsqu’il y a des crises internationales. On a tendance effectivement à se reporter sur ce que l’on connaît et qui est perçu comme le plus proche tel que l’Espagne, l’Italie, le Portugal et la Grèce ou encore le Maroc », souligne-t-il.

Surnommée « la Californie de l’Europe », cette destination a été élue meilleure station balnéaire du monde

Si des Belges décident tout de même de voyager dans ces différents pays déconseillés par les Affaires étrangères, la porte-parole du vice-premier ministre précise que ce choix leur appartient et que « l’État belge n’est pas tenu de devoir intervenir ».