Vous connaissez la célèbre émission de télé où le chef Philippe Etchebest dézingue de façon verbalement parfois musclée des restaurants où vous avez envie de tout faire sauf de… manger. Ça, c’est plutôt amusant mais si cela peut s’assimiler à une humiliation publique mais, au moins, elle est volontaire.

Dans son émission « Cauchemar en cuisine », le chef français n’y va pas mollo
A contrario, la démission d’un des chefs les plus réputés de la planète, René Redzepi (Noma au Danemark), fait remonter à la surface un sujet tabou dans la restauration : la violence envers le personnel. Dans le cas présent, de nombreux témoignages ont fait état d’insultes,, de cris, d’exploitation mais aussi de coups de poing dans une période allant de 2009 à 2017. Il ne s’agit pas d’un coup de sang épidermique (qui ne serait de toute façon pas plus acceptable) mais bien d’un management viril et toxique.
Des chefs sont montés au créneau: « Nous ne sommes pas tous des tyrans »
La nouvelle s’est répandue comme une trainée de poudre dans un milieu de l’Horeca qui n’avait pas besoin de ce bad buzz. Avec de nombreux chefs qui ont scandé : « Nous ne sommes pas tous des tyrans ». Certes, mais nous sommes toutes et tous d’accord : en 2026, de telles méthodes dites à l’ancienne où le chef voulait trop souvent montrer qu’il était vraiment le chef (droit de cuissage compris…), sont tout simplement inadmissibles, répréhensibles et punissables.
L’exigence, facteur inhérent à n’importe quel travail, ne peut servir de terrain de jeu à des comportements déviants.
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