Si Michael Valgren a remporté l’étape et que Matteo Jorgenson a terminé dans sa roue, le champion du Mexique est parvenu à réaliser l’essentiel : distancer Pellizzari, malgré la présence de l’expérimenté Primoz Roglic en soutien de ce dernier, et retrouver la première place du classement général pour 23 secondes. Un petit matelas que Del Toro espérera augmenter ce samedi, lors d’une étape qui devrait décider du vainqueur de la Course aux deux mers, avec son arrivée à Camerino, une ascension de 3,2 kilomètres avec une pente moyenne de 9 %.
« J’ai dû m’y reprendre à plusieurs reprises pour créer des écarts au terme d’une journée vraiment éprouvante », a commenté Del Toro, essoufflé après avoir été loin dans l’effort, sur la ligne. « Tous les coureurs ont souffert et je pense qu’on le ressentira samedi. »
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Lors d’une journée où la formation Team Emirates XRG aura envie de faire l’écrémage de manière un peu plus nette que ce vendredi. Malgré l’aide de Novak, Vermaerke ou Cosnefroy, la mise sur orbite du leader mexicain a été un peu moins explosive qu’à l’accoutumée, malgré une recette inchangée. « Honnêtement, tout ne s’est pas déroulé comme prévu car tout le monde avait mal aux jambes. J’ai eu beaucoup de mal à distancer Giulio Pellizzari mais je suis content de retrouver le maillot de leader. » Une tunique bleue qu’il veut désormais conserver jusqu’à dimanche. Ce qui lui permettrait de remporter sa deuxième course par étapes en 2026, après l’UAE Tour.