Il ne s’agit pas de ceux développés par le Centre wallon de Recherches agronomiques (CRA-W), mais de dispositifs mis au point par des firmes privées : le BeeVital et le Good4Bees. Ils sont plus chers – une quarantaine d’euros pour le premier, une vingtaine pour le second – mais le BeeVital est suffisamment grand pour être utilisé aussi pour le piégeage des ouvrières en saison et, selon Raphaël Neijens, les deux modèles se révèlent plus sélectifs. « Mais c’est normal, ceux conçus par le CRA-W l’ont été pour ne pas coûter trop cher et ainsi pouvoir être distribués au plus grand nombre. »
Grâce à un financement de la commune, il prévoit d’ailleurs d’en installer 250 sur le territoire communal, ainsi que 150 autres pièges plus « professionnels ». De quoi permettre aux abeilles de passer une saison plus tranquille qu’en 2025 ? L’apiculteur reste prudent. « Si avec dix pièges on évite déjà deux nids, ce sera bien », dit-il.
Comme l’entomologiste du CRA-W (voir ci-dessus), Raphaël Neijens sait que le piégeage n’est pas la panacée et que d’autres facteurs influencent la prolifération des nids.
L’apiculteur voit toutefois un avantage majeur dans la campagne de distribution massive de pièges à frelons à la population. « Je pense que le point le plus positif c’est la sensibilisation à cette problématique du frelon asiatique que cela aura permis, dit-il. Les gens se sentent plus concernés et j’espère que cela augmentera la participation à la détection et au signalement des nids primaires et secondaires ensuite. »