À 85 ans, Yvan Eeckman n’a pas l’intention de lever le pied. Membre du Lions Club de Mons et membre actif de l’association des Seniors de Saint-Ghislain, il continue de s’investir dans des actions solidaires. Parmi elles, la collecte de lunettes usagées destinées à être redistribuées dans des régions du monde où l’accès aux soins visuels reste limité.
« Au Lions, on veut rendre service à la collectivité », résume simplement le bénévole. « C’est important pour moi. Je le fais avec plaisir. » Concrètement, les lunettes récoltées sont remises à l’ASBL Medico Lions Belgium, une structure liée au mouvement Lions qui soutient différents projets de médecine sociale. L’association rassemble des paires provenant de toute la Belgique avant de les envoyer vers un centre de tri situé au Havre, en France. Là-bas, elles sont nettoyées, réparées et classées selon leurs caractéristiques avant d’être redistribuées dans des pays où les besoins sont importants, notamment en Afrique.
Dans son entourage, Yvan Eeckman s’active pour alimenter cette chaîne de solidarité. Il collecte les lunettes auprès de particuliers, mais aussi dans différents lieux où des boîtes de dépôt ont été installées. « J’en ai notamment placé une au golf de Baudour, où je joue encore. Et puis certaines personnes m’en apportent directement. » Le résultat a de quoi surprendre. « Sur une bonne semaine, on peut atteindre 700 à 800 paires », explique-t-il. Même si ces volumes ne sont pas constants, les dons restent réguliers.
Toutes les lunettes récupérées ne pourront toutefois pas être redistribuées. Après tri et analyse, seule une partie du stock s’avère réellement utilisable. Mais chaque paire peut potentiellement changer la vie d’une personne qui ne dispose d’aucune solution pour corriger sa vue. À travers cette initiative, l’octogénaire poursuit un engagement de longue date. Entre ses activités au sein du Lions Club, son implication dans l’association des Seniors et quelques parties de golf, il continue de consacrer du temps aux autres.
« Cela prend un peu de temps, mais c’est pour une bonne cause », sourit-il. « Et puis, cela me permet aussi de rester actif et cela occupe un peu mes journées. » Une formule visiblement payante et une initiative à applaudir.
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