Avec succès. Pour son premier 100 miles (170 km et 10.000 mètres de dénivelé positif), le Belge de 43 ans a terminé à la 42e place de la plus prestigieuse course de trail au monde.

Monfort nous accueille sur le site du Ninglinspo, son terrain d’entraînement pour préparer ses courses: « On est sur un site classé Natura 2000, non loin d’Aywaille. L’endroit est magnifique, on peut y faire des parcours avec un dénivelé incroyable et une technicité impressionnante ».

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En Belgique, avec le Ninglinspo, on a parfois l’impression d’être un peu en montagne

Maxime MonfortMaxime MonfortLe dimanche 3 mai 2026, 650 participants découvriront les trois distances de la première édition du Trail de Ninglinspo. ©EDALe trail de Ninglinspo, 75m D+ par kilomètre

Les côtes sont nombreuses, la végétation abondante et les paysages ressourçants. « On a parfois l’impression d’être un peu en montagne et c’est exactement ce que je recherche », avoue l’ancien cycliste.

C’est tout naturellement qu’il a décidé d’organiser une course dans ce lieu où coule l’Amblève. « J’allie à la fois ma nouvelle passion le trail, mais aussi ce côté organisation que j’exerce beaucoup en tant que directeur sportif. »

Le dimanche 3 mai 2026, 650 participants découvriront les trois distances de la première édition du Trail de Ninglinspo. « On voulait faire quelque chose d’un peu extrême, avec beaucoup de dénivelé. Sur les trois distances, il y aura 75 mètres de D+ par kilomètre. Tous trails confondus, c’est assez énorme. Il y aura clairement un enchaînement de montées assez impressionnant. »

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Je suis un meilleur grimpeur qu’un sprinteur, à vélo comme en course à pied

« Les cyclistes ont un énorme moteur »

Cette passion pour la montagne, Maxime Monfort la cultive depuis son plus jeune âge: « La montagne, ça a toujours été un truc qui m’a beaucoup attiré. J’adore vraiment ça. Pas seulement pour le trail, mais pour tout ce que ça peut offrir, notamment en matière d’activités sportives ». Cycliste, il préférait les étapes raides aux étapes plates: « J’étais meilleur grimpeur que sprinteur et j’ai beaucoup aimé évoluer au plus haut niveau sur certaines courses, dans les plus grands cols d’Europe ».

S’il avoue ne pas courir vite, l’ex-professionnel du peloton admet que son passé lui permet de réaliser de belles performances. « Les cyclistes pros ou anciens cyclistes ont tous un point commun: on a un énorme moteur. Cardiaquement, ça suivra toujours. Il faut simplement que cela suive aussi du côté des articulations, des tendons et des muscles ».

Preuve que son cœur est particulièrement performant, Maxime Monfort affiche une fréquence cardiaque de 35 battements par minute au repos. « À la belle époque, j’étais aux alentours de 30, j’ai même été enregistré à 28. J’ai un cœur qui n’a jamais battu vite. Ma fréquence cardiaque maximale est de 165 et mon seuil se situe à 152. »

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Je disais que l’ultra était inhumain, que c’était trop long… Et puis j’ai été pris dans l’engrenage

2 ultras au programme en 2026

À l’UTMB, pour son premier 100 miles, il affichait un rythme moyen de 125 à 130 battements par minute. Des chiffres impressionnants pour un tel effort. Et pourtant, l’Houffalois d’origine pensait que l’ultra n’était pas fait pour lui: « Je disais que c’était inhumain, que c’était trop long… Et puis j’ai été pris dans l’engrenage ».

Lors de l’Ultra-Trail du Mont-Blanc, les conditions étaient particulièrement compliquées pendant la nuit. Pluie battante, flocons de neige, vent piquant, chemins boueux… ont frigorifié plusieurs participants. L’expérience de Maxime Monfort a fait la différence: « J’avais déjà rencontré de telles conditions à vélo. Sincèrement, j’ai même connu pire que cette météo de l’UTMB 2025, notamment sur des étapes du Giro ».

Maxime MonfortMaxime MonfortMaxime Monfort file vers ses objectifs de 2026. ©EDA

Les températures négatives en course à pied n’impressionnent donc pas Maxime Monfort, qui multiplie désormais les longues distances. Cette année, il a coché deux ultras à son calendrier: l’Ohm Trail d’Aywaille (83 km et 4105m D+) et le Montreux Trail Festival (102 km et 7000m D+).

« Le Montreux sera la belle aventure de l’année. Un trail moins long que l’année passée, mais je mettrai quand même entre 15 et 17 heures, ce qui constitue un bel effort », admet le Belge de 43 ans.

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Lors du deuxième épisode de notre série, nous avions couru avec la kiné marathonienne Emma Hebert. Dans quelques mois, elle participera à un trail de 100 kilomètres. La Française, qui vit à Bruxelles, interroge Maxime Monfort: « Depuis que tu t’es mis à l’ultra-trail, combien d’ongles as-tu perdus? ».

« Pas tellement, seulement deux pendant l’UTMB. Avant cela, quasiment aucun… », répond l’ancien cycliste devenu ultra-traileur. « Par contre, j’ai perdu la sensibilité au bout des deux gros orteils pendant plusieurs semaines. »

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Depuis que je fais de l’ultra, je n’ai perdu que 2 ongles de pied

On a couru avec Maxime MonfortOn a couru avec Maxime MonfortQuand Maxime Monfort répond à la question d’Emma Nastasis. ©EDAOn a couru avec Maxime MonfortOn a couru avec Maxime MonfortAu mois de mai, Maxime Monfort organise la première édition du trail du Ninglinspo dans cette forêt. ©EDAOn a couru avec Maxime MonfortOn a couru avec Maxime MonfortOn a couru avec Maxime Monfort sur la promenade du Ninglinspo, près d’Aywaille. ©EDAOn a couru avec Maxime MonfortOn a couru avec Maxime MonfortOn a couru avec Maxime Monfort sur la promenade du Ninglinspo, près d’Aywaille. ©EDA