Réunis pour la seconde fois à Bercy depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, « les distributeurs ont soumis deux types d’engagements concrets : des plafonnements de prix pour certains et des baisses significatives pour d’autres », a annoncé le ministère de l’Économie français ce jeudi 12 mars 2026. Plusieurs enseignes ont déjà annoncé des mesures. Voici lesquelles.

TotalEnergies plafonne les prix, Leclerc les baisse

Observant « la situation très fluctuante des marchés pétroliers depuis le début du conflit dans le Golfe », TotalEnergies a annoncé dans un communiqué, ce jeudi, le plafonnement des prix de l’essence et du diesel, à respectivement 1,99 euro par litre et 2,09 euros par litre, jusqu’à la fin du mois de mars.

Ces « mesures de protection des consommateurs » concernent 1830 stations parmi les 3300 du réseau TotalEnergies dans l’Hexagone.

Hier, le patron du groupe éponyme Michel-Édouard Leclerc a lui aussi annoncé une baisse d’environ 30 centimes d’euros par litre dans les stations-service des magasins Leclerc.

Des fluctuations selon l’évolution des cours

De son côté, le PDG de Coopérative U Dominique Schelcher a assuré mercredi que « les prix des carburants (allaient) baisser nettement à la pompe dans les prochains jours ». Il s’est toutefois dit « tributaire » des variations des cours des produits raffinés, quand la « marge de distribution […] n’a jamais été aussi faible que dans la période ».

Le groupe Carrefour a également évoqué une baisse des prix, sans donner de date. « On va baisser fort en répercutant la baisse des cours rapidement, au rythme de livraison des stations-service, indique le groupe à Ouest-Franc e. Les stations-service livrées ce matin affichent une baisse de prix d’environ 10 centimes. Tout dépendra ensuite de l’évolution des cours qui reste très volatile. »

De son côté, Auchan explique que le carburant de ses stations « est vendu presque à prix coûtant », ses marges étant « très faibles ». Tout comme Carrefour, le groupe calque ses tarifs selon l’évolution des cours et dit espérer « répercuter les baisses » autant que possible.

Si Michel-Édouard Leclerc a indiqué que la baisse annoncée des prix pratiqués par son groupe devrait aussi concerner Intermarché, ce dernier n’avait pas confirmé l’information au moment d’écrire ces lignes.

Les prix vont-ils réellement baisser à la pompe ?

La promesse de plusieurs distributeurs d’alléger la facture des Français a déjà du plomb dans l’aile jeudi matin avec la nouvelle remontée des cours du pétrole dans le contexte de la guerre au Moyen-Orient. Le baril de Brent est repassé au-dessus des 100 dollars.

Cela, malgré l’annonce d’un recours aux stocks stratégiques pour tenter d’enrayer sa hausse la veille. Cette mesure est toutefois jugée insuffisante par des investisseurs inquiets d’un enlisement du conflit et des frappes sur les infrastructures pétrolières qui se sont multipliées alors que le détroit d’Ormuz reste paralysé.

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Le litre de SP95-E10 coûtait, ce jeudi, 1,871 euro/l en moyenne selon un calcul réalisé par l’Agence France-Presse (AFP) à partir des données communiquées au gouvernement par 7 524 stations-service. Le SP98 coûtait 1,964 euro/l en moyenne sur 8053 stations, et le diesel 2,032 euros/l en moyenne sur 9 535 stations.