Plus d’indice de sa présence depuis un mois
Le loup responsable des attaques en vallée mosane a vraisemblablement quitté la zone. Il n’a en tout cas plus donné signe de vie. « Le dernier témoignage de sa présence remonte à une semaine après les attaques de Couthuin. Des chasseurs l’ont pris en photo en forêt mais sans authentification de notre cellule. En réalité, depuis un mois, nous n’avons plus reçu aucun indice validé de sa présence. » L’appel à prudence lancé aux éleveurs d’ovins dans la région a donc été levé.
Jeune loup en dispersion
Pour rappel, ce loup avait été identifié en Hesbaye puis en vallée mosane. Il était considéré comme isolé, probablement en dispersion, en recherche d’un nouveau territoire pour établir sa meute. L’hypothèse est que ce jeune loup, vraisemblablement chassé de sa meute, remontait vers des zones propices à son installation (en Hautes-Fagnes et dans le Limbourg où on retrouve des zones forestières riches en gibier) et qu’il cherchait son chemin entre les autoroutes et la Meuse. « Il a probablement trouvé un couloir sortie et se trouve désormais bien loin ou il est mort par collision, c’est une possibilité aussi. »
Les quatre moutons tués à Héron appartenaient au domaine « Vins des Cinq »
Les quatre moutons attaqués par le loup dans la nuit du 13 et 14 février 2026 appartiennent à la famille Grégoire, dont les cinq enfants exploitent depuis 2018 le domaine viticole « Vin des Cinq », situé sur le versant gauche de la Meuse, à Couthuin. « Depuis le début du projet, en 2018, on a mis en place un écopaturage pur entretenir le site, avec ces quatre moutons. Ce sont les mêmes depuis six ans. Ils ont tous été tués par le loup. C’est la loi de la nature mais ça veut dire que la poursuite de l’éco-paturage est remise en cause. On doit encore décider si on en rachète.