Les Municipales en France, un premier test grandeur nature avant la Présidentielle
A noter qu’Emmanuel Macron a voté en début d’après-midi au Touquet. Le président de la République a dans la foulée remercié sur X « tous nos compatriotes qui veillent au bon déroulement de ce moment démocratique important ». « Notre démocratie vit par l’engagement de chacune et de chacun », a ajouté Macron.
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Les municipales se feront à deux vitesses.
Près de 93% des communes, avec seulement une ou deux listes, devraient connaître leur maire dès dimanche.
Mais le suspense devrait rester entier jusqu’au second tour du 22 mars pour de nombreuses grandes villes.
Les élections municipales françaises, un tremplin vers l’Elysée pour Bardella ?
A Paris, Emmanuel Grégoire (PS), qui brigue la succession d’Anne Hidalgo, et Rachida Dati (Les Républicains) sont donnés en tête. Pierre-Yves Bournazel (Horizons), Sophia Chikirou (LFI) et Sarah Knafo (Reconquête) espèrent tous atteindre la barre des 10% pour se qualifier, et ouvrir la porte à une quinquangulaire au second tour.
Se posera alors, comme dans beaucoup d’autres communes, la question des alliances et désistements d’entre-deux-tours.
A gauche, l’inimitié entre socialistes et LFI fait peser un risque de bascule sur certaines villes.
De l’autre côté de l’échiquier politique, l’extrême droite entend bien supplanter à certains endroits la droite ou faire tomber un cordon sanitaire et l’aspirer dans une alliance.
Le Rassemblement national, qui entend progresser en allant ravir des villes comme Toulon, espère même créer la surprise à Marseille, en prenant la cité phocéenne au sortant Benoît Payan. Ce dernier, à la tête d’une coalition gauche-écolos-société civile, et le candidat lepéniste, Franck Allisio, font la course en tête dans les sondages, devant la candidate de la droite et du centre, Martine Vassal, et l’Insoumis Sébastien Delogu, qui pourraient toutefois accéder au second tour.
« Enjeu national »
Parmi les grands vainqueurs de 2020, les Ecologistes sont cette fois sur la défensive dans plusieurs fiefs comme Strasbourg ou Lyon. L’ancien patron de l’OL et candidat de la droite et des macronistes, Jean-Michel Aulas, a été longtemps donné victorieux, mais les derniers sondages laissent augurer une possible remontée du sortant écologiste Grégory Doucet.
Le parti présidentiel Renaissance, qui n’a jamais vraiment réussi à percer aux municipales depuis l’élection d’Emmanuel Macron, tentera de gagner quelques villes comme Bordeaux, tenue par les écologistes. Sa principale chance de succès reste à Annecy.
Quant aux Insoumis, s’ils se montrent volontairement mesurés dans leurs ambitions, ils espèrent bien ravir Roubaix (Nord), voire créer la surprise dans certaines villes franciliennes ou à Limoges, mais surtout planter des graines pour progresser au niveau national.
Par la force du calendrier, ce scrutin aura des allures de répétition pour les forces politiques, à un an de la présidentielle de 2027.
Peut-être encore davantage pour le maire (Horizons) du Havre, Edouard Philippe, qui brigue sa réélection, et qui en a fait le prérequis pour poursuivre sa candidature à l’Elysée. L’ex-Premier ministre s’attend à un scrutin « serré » avec son adversaire communiste Jean-Paul Lecoq.