Le syndicat souligne que la création de l’article L.4211-4 du Code de la santé publique, issue de l’article 55 de la loi de financement de la Sécurité sociale, ouvre la possibilité d’un approvisionnement et d’un stockage des vaccins hors officine. Une réponse ministérielle publiée le 10 mars précise que la mesure pourrait s’appliquer « dès la campagne hivernale 2026-2027 ».
Pour la profession, cette échéance suppose une mise en œuvre opérationnelle potentielle dès l’automne prochain, avec des conséquences sur les circuits logistiques et la répartition des responsabilités entre professionnels de santé.
Des exigences réglementaires identiques réclamées
Dans son communiqué, l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) demande que le décret en Conseil d’État attendu impose aux autres professionnels les mêmes obligations que celles aujourd’hui supportées par les pharmacies : respect de la chaîne du froid, traçabilité des produits, sérialisation et contrôles associés. Le syndicat rappelle également que le risque économique lié aux volumes commandés ne peut plus reposer exclusivement sur le réseau officinal.
Des commandes à ajuster au plus près de l’activité passée
Dans ce climat d’incertitude, les pharmaciens sont invités à calibrer leurs précommandes en s’appuyant sur les données d’injections réalisées lors de la campagne précédente, accessibles dans les logiciels de gestion officinale.
Au 2 février 2026, plus de 12,5 millions de doses de vaccins antigrippaux avaient déjà été dispensées, illustrant le rôle déterminant des pharmacies dans la réussite des campagnes vaccinales. Le syndicat indique avoir déjà interpellé à plusieurs reprises le ministère de la Santé sur ces sujets et appelle à des clarifications rapides afin de sécuriser l’organisation de la prochaine campagne.