Vincent Desagnat ne prend pratiquement jamais de pause ! Lorsque l’acteur de 49 ans n’est pas au théâtre, il tourne une série ou un film, tout en prenant bien sûr le temps d’être avec sa famille. Il fait partie des petits nouveaux du casting de la 13e saison de Léo Mattéï, diffusée à partir de ce jeudi 12 février en prime time sur TF1. Il joue dans la fiction portée par Jean-Luc Reichmann le rôle du commissaire Trimoulin, venu rejoindre l’équipe à la suite du départ de Stomy Bugsy. Le comédien s’est confié à cette occasion à Gala.fr à propos de son casting, de sa paternité, mais aussi de son amitié avec Michaël Youn et Benjamin Morgaine.

Gala.fr : Comment s’est présenté le rôle du commissaire Trimoulin dans Léo Mattéï ?
Vincent Desagnat : Jean-Luc Reichmann, avec les scénaristes et Nathalie, la réalisatrice, m’ont approché. Ils savaient que le commissaire, joué par Stomy Bugsy, allait quitter la série, il fallait donc faire entrer un autre commissaire dans la brigade. L’idée de me proposer le rôle est née d’une discussion entre Jean-Luc et mon ami de toujours, Michaël Youn, qui n’hésite pas à parler des copains. Jean-Luc m’a appelé, on se connaît depuis des années, parce qu’on s’est souvent croisés. Il m’a expliqué le type de personnage qu’il cherchait, et il trouvait que cela correspondait bien à ma personnalité. Ce rôle m’a parlé tout de suite, j’ai eu envie de dire oui.


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Votre personnage travaille beaucoup avec celui de Jean-Luc Reichmann, quelle est votre relation ?
Je savais déjà que c’était quelqu’un de bien, mais je l’ai vraiment découvert sur ce tournage. À ses côtés, on est porté par une énergie très positive, très fédératrice, j’ai adoré être en contact avec lui. C’est une grande figure de la télévision, avec une réputation qui le précède, et cela a confirmé tout ce que j’aimais déjà chez lui. Depuis qu’on se connaît, à chaque fois qu’on s’est croisés, il a toujours été de bons conseils, toujours dans la bienveillance. Du coup, je n’ai pas été surpris de passer un très bon moment avec lui sur le plateau.

La troisième soirée est dédiée à l’univers du football avec la présence de Rolland Courbis, qui nous a quittés, avez-vous eu l’occasion de le croiser ?
Malheureusement, pas du tout. Toutes mes scènes se déroulent à la brigade, donc je n’ai pas croisé les nouveaux guests. J’étais uniquement entouré par mon équipe. Pour Jean-Luc Reichmann, en revanche, je pense que cela a été un moment très particulier à vivre. Le tournage a eu lieu il y a quelques mois et la disparition a suivi de très près. Cela doit être quelque chose de très fort et de très singulier pour lui.

Romane Portail, Gwendal Marimoutou, Jean-Luc Reichmann, Vincent Desagnat et Louvia Bachelier dans la 13e saison de Léo Mattéï diffusée sur TF1 à partir du jeudi 12 février 2026.
Jean-Philippe BALTEL / BIG BAND STORY / TF1

Vous incarnez souvent des rôles un peu décalés. Est-ce que vous avez envie de changer ?
J’aime bien explorer, surtout à l’approche de la cinquantaine, j’ai envie de tester d’autres choses. Mais je reste très attaché à des personnages un peu hors sol, lunaires, qu’on a l’impression de voir légèrement à côté de la plaque. C’est un registre qui me parle vraiment et dans lequel je m’amuse beaucoup. Ce que m’a proposé Jean-Luc, c’est un personnage qui rappelle beaucoup Monsieur Hulot de Jacques Tati, et cela m’a tout de suite séduit. J’aimais bien ce décalage avec l’intensité des enquêtes de la brigade des mineurs. Cela apporte de la légèreté, tout en gardant en tête qu’il reste responsable d’une brigade très particulière, qui s’occupe des enfants et des jeunes. Il ne fallait surtout pas tomber dans la pure comédie ni ridiculiser les enquêtes, donc il y a un juste milieu à trouver, et c’est passionnant à jouer.

Je viens d’avoir un quatrième enfant !

Vincent Desagnat

Vous êtes papa de trois enfants , parlez-nous de votre paternité…
Je viens d’avoir un quatrième enfant ! Nous avons accueilli il y a dix mois un petit garçon avec ma femme. J’ai aujourd’hui deux filles et deux garçons. Je suis très heureux. C’est une chance incroyable. Je m’amuse beaucoup avec les enfants. J’ai deux grands ados de dix-neuf et quinze ans, et deux petits de cinq ans et dix mois. Ce sont quatre personnes incroyables, toutes très différentes, et c’est un vrai bonheur de les voir grandir et de partager leur quotidien. À presque 50 ans, cela permet aussi de rester connecté et d’être en forme !

Comment parvenez-vous à jongler entre votre paternité et les nombreux projets que vous enchaînez au théâtre, sur le petit écran et au cinéma ?
C’est surtout une question d’emploi du temps. (Rires) Il faut bien s’organiser et former une vraie équipe avec madame. J’ai aussi la chance d’avoir deux grands, qui peuvent m’aider quand ils le peuvent, entre deux cours. (Rires) Au final, tout se passe très bien.


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Est-ce que votre fille aînée, Louana, 19 ans, aimerait suivre vos pas dans la comédie ?
Pas du tout ! Ma fille veut travailler dans la mode, dans l’univers de la haute couture, c’est vraiment ce qui la fait vibrer. Elle se projette clairement dans ce milieu-là. De mon côté, je ne pousse pas mes enfants dans ce milieu, mais je ne les dissuade pas non plus, je les laisse suivre ce qui les inspire. Parmi mes deux grands, aucun n’a envie de devenir comédien ou comédienne, et je trouve cela plutôt sain. Ils sont portés par d’autres passions, et je trouve cela génial. Si l’un d’eux se découvrait une vraie passion pour ce métier, qu’il s’en donnait les moyens et qu’il était plutôt bon, cela me ferait plaisir. Toutefois, s’ils n’ont jamais envie de faire ce que je fais, je n’aurai aucune frustration.

Jean-Luc Reichmann, Vincent Desagnat et Louvia Bachelier dans la 13e saison de Léo Mattéï diffusée sur TF1 à partir du jeudi 12 février 2026.
Jean-Philippe BALTEL / BIG BAND STORY / TF1

Vous êtes mariés depuis quelques années avec votre femme, Mathilde Vernon , est-ce que c’est toujours l’amour comme au premier jour entre vous après la naissance de vos deux enfants ?
Ah oui, complètement ! Notre secret, c’est qu’on se fait rire l’un l’autre. Le rire, c’est vraiment le moteur de tout, cela ressoude, et cela fait presque retomber amoureux. Se faire des blagues, des bêtises, des batailles d’eau, cela crée une complicité incroyable. Je trouve que le rire aide vraiment à garder le cap dans le couple.

Je suis un des membres fondateurs des Bratisla Boys et c’est tout ce qui m’intéresse !

Vincent Desagnat

Le 9 mars 2026, vous fêterez vos 50 ans. Est-ce que vous appréhendez cette nouvelle étape ?
Non, je suis plutôt content. J’aime bien. J’aime bien cette idée, c’est stylé cinquante ans. (Rires) Je suis vraiment serein.

Quel regard avez-vous sur votre carrière ?
Je retiens qu’un seul truc, moi, ce sont les Bratisla Boys et puis tout le reste euh… (Rires) Voilà, je suis un des membres fondateurs des Bratisla Boys et c’est tout ce qui m’intéresse !

Quelles sont vos ambitions pour la suite ?
Pour l’instant, j’ai surtout un projet plus personnel d’écriture. Je travaille sur une fiction pour la télévision, sans savoir si ce sera une série ou un unitaire. Le format n’est pas encore défini, mais l’envie est présente et le projet est bien lancé. J’en suis vraiment au tout début. Il n’y a ni info croustillante à donner, ni calendrier précis. Je suis aux prémices de la création, en train de faire naître des histoires et des personnages. Ce sera je pense une comédie policière et fantastique. Mon épouse a une formation de scripte, donc elle a un regard très concret sur le travail. Tout ce qui touche aux scénarios et à l’écriture scénaristique est très clair pour elle, très structuré. Du coup, elle est de très bon conseil.


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Aimeriez-vous vous concentrer davantage par la suite à l’écriture ?
J’ai envie de continuer sur mon rythme, entre théâtre et fiction. Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas vraiment remis à l’écriture, je redéveloppe des projets que je travaillais déjà avec la bande, il y a quelque temps. C’est la petite étape. En plus, j’aimerais aussi me replonger dans une bande dessinée que j’avais commencée puis rangée dans un tiroir. J’ai envie de la poursuivre. Il y a plein de choses en cours…

C’est la même équipe depuis le début !

Vincent Desagnat

Est-ce que vous avez d’autres projets avec Michaël Youn et Benjamin Morgaine  prochainement ? Vos fans adoreraient vous revoir ensemble…
Pour l’instant, je sais que Michaël travaille sur l’écriture de deux projets de longs-métrages. En revanche, tous les trois avec Benjamin, il n’y a rien de prévu pour le moment. Mais je m’imagine bien faire partie des futurs projets de Michaël. On fonctionne comme une bande depuis toujours, avec les copains qui font la musique, les scénarios… C’est la même équipe depuis le début.

Vincent Desagnat et Michaël Youn lors de la première édition du « Do You Comedy » à la Citadelle de Saint-Tropez, Côte d’Azur, France, le 29 juin 2025.
Cyril Moreau / Bestimage

Comment votre amitié a évolué avec les années ?
Elle évolue surtout au rythme des vacances qu’on passe ensemble, au moins une fois par an. Avec Michaël et Benjamin, on a aussi un groupe WhatsApp. On s’y envoie régulièrement des bêtises, des messages complètement idiots mais toujours bienveillants.

Les téléspectateurs vous ont suivi dans le rôle d’Erwant Maillol dans la série Nouveau Jour l’année dernière sur M6, mais cette dernière a été arrêtée prématurément. Comment avez-vous réagi en apprenant la nouvelle ?
Au début, j’ai ressenti une petite frustration, forcément, c’est toujours un peu désagréable. Cela fait longtemps que je suis dans le paysage audiovisuel, ce n’est pas si étonnant qu’un pari ne rencontre pas son public. C’est triste, oui, mais cela fait partie du jeu. J’ai déjà connu plusieurs échecs commerciaux et on s’en remet. Malgré tout, j’en garde un très bon souvenir, parce que c’était ma première participation à un format quotidien. J’y ai fait de très belles rencontres, et avec certains, on se revoit, on commence même à imaginer des projets ensemble. Au final, même si tout s’est arrêté prématurément, ça a fait naître des amitiés et des collaborations futures, donc c’est très positif.