La mesure concerne notamment des écoles situées à Florennes mais aussi dans les communes voisines d’Onhaye, Walcourt et Mettet. Dans les établissements concernés, les enfants sont restés en classe sous la surveillance de leurs enseignants.

Selon des témoignages provenant de personnels présents dans les écoles, aucune scène de panique n’a été observée. Les élèves n’auraient, pour la plupart, pas été informés de la nature de la menace.

La zone de police Flowal a rapidement été mobilisée. Face à l’ampleur de l’alerte, des renforts ont été sollicités afin de sécuriser les établissements et leurs abords. Plusieurs policiers en civil ont également été déployés à proximité des écoles. L’objectif étant de renforcer la surveillance tout en évitant d’inquiéter les élèves et le personnel éducatif.

Un suspect arrêté en fin de matinée

Aux alentours de 11 h, un individu a été interpellé. L’arrestation a été confirmée par les autorités communales. Selon les informations disponibles à ce stade, les enquêteurs examinent l’hypothèse selon laquelle plusieurs personnes auraient proféré des menaces similaires visant des écoles de la région. Les vérifications se poursuivent afin de déterminer l’origine exacte des menaces et d’évaluer si d’autres suspects pourraient être impliqués.

« La situation se normalise, nous confiait en fin de matinée le bourgmestre de Florennes, Antonin Collinet. Les repas ont été livrés dans les écoles et le confinement n’est plus de mise même s’il est conseillé aux élèves de rester à l’intérieur des établissements. Une surveillance policière continue d’être exercée par mesure de précaution. A cette heure, je n’ai pas connaissance des raisons qui ont poussé cet individu à agir de la sorte. Mais d’après la police, la menace était sérieuse. Aucun engin explosif n’a toutefois été placé dans une école. Les autorités judiciaires devraient communiquer ultérieurement sur cette affaire. Durant toute la matinée, nous avons été en contact permanent avec les autorités judiciaires, les écoles et les crèches. Nous avons respecté scrupuleusement les consignes qui nous ont été données par la police fédérale afin de ne pas influencer le comportement de l’individu en question. Je suis soulagé que les choses se calment.  »

Caroline Viatour et J.-L.H.