Il s’agit d’un autre point de passage capital entre la péninsule arabique et l’Afrique qui relie l’océan Indien à la mer Rouge et à la Méditerranée via le canal de Suez.
Cette perturbation compliquerait davantage la circulation maritime et influencerait les cours du pétrole et ses tarifs.
« Je suis stupéfait »: Donald Trump n’avait pas anticipé ce qu’il se passe au Detroit d’OrmuzUn carrefour déterminant
Le détroit de Bab-el-Mandeb n’est que large de 26 kilomètres et long de 50. Il est entouré du Yémen, du Djibouti et de l’Erythrée.
Petit par la taille, son importance est diamétralement opposée. C’est un carrefour déterminant de l’économie mondiale qui lie l’Europe et l’Asie. 12 % du pétrole mondial passe par ce détroit ainsi que de nombreux biens de consommation.
Le pétrole saoudien, qui est transporté par pipeline vers la mer Rouge et le terminal de Yanbu, y passe notamment. Cet or noir est ensuite livré vers l’Inde et la Chine. Un point stratégique qui est d’autant plus important depuis la fermeture du détroit d’Ormuz.

Détroits d’Hormuz et de Bab-el-Mandeb ©IPM GraphicsGuerre au Moyen-Orient: Donald Trump affirme que d’autres pays « doivent s’occuper » de la sécurité du détroit d’OrmuzDes menaces à lourdes conséquences
Les rebelles houtis et leur chef, Abed al-Thawr, menacent donc de bloquer le détroit de Bab-el-Mandeb pour les navires qui se dirigent vers des ports américains et israéliens.
Si ces bateaux ne peuvent plus passer par ce point capital, ils seront dans l’obligation de contourner l’Afrique par le Cap de Bonne-Espérance qui se situe en Afrique du Sud. Cela représente un détour immense qui allongerait considérablement le temps de transport.
Qui dit augmentation du parcours dit hausse des coûts et donc des prix, aussi bien pour le pétrole que pour les biens de consommation.
Le détroit de Bab-el-Mandeb n’est pas encore fermé mais ces menaces influencent déjà la circulation maritime. Plusieurs grandes compagnies de porte-conteneurs comme Maesk ou Hapag-Lloyd n’y passent déjà plus préventivement.
Si les Houtis venaient ajouter le blocage de ce détroit à celui d’Ormuz, le premier choc pétrolier de 1973 serait presque insignifiant en comparaison selon l’expert en relations internationales, Arta Moeini.