Beveren sacré champion de Challenger Pro League malgré un RWDM accrocheur
Il reconnaît en vrac : il fume depuis l’âge de quatorze ans, il enfile des litres de coca, il mange des hamburgers, il a déprimé plusieurs psys, il ne va jamais à la salle de musculation, il ne cache pas boire un petit coup de temps en temps (et jadis d’avoir été un grand sorteur…) et il se moque des datas comme de son premier ballon de foot. Une sorte d’anti système et d’anachronisme qui ne l’ont pas empêché de faire une carrière disons honnête. Avec quand même beaucoup (trop) de changements de club : Eupen, Westerlo, Gand, Nice (sans doute son climax, il était à deux doigts de l’équipe nationale), Rennes, Standard, Saint-Trond, Zulte Waregem et maintenant Beveren.
Ses détracteurs rétorqueront qu’il aurait pu faire mieux eu égard à son talent (ce qu’il reconnaît lui-même) s’il avait été ce que l’on appelle « plus sérieux « . Certes, mais il aurait pris moins de plaisir, confie-t-il. Une version moins talentueuse d’Eden Hazard qui, lui aussi, a toujours (ou presque) mis le plaisir au-dessus des considérations tactiques et des préparations scientifiques.
Christian Brüls, avec cette nonchalance naturelle, s’inscrit comme un dinosaure dans un foot pro aseptisé. Comme un mauvais exemple que l’on aimerait suivre…