Environ 2,5 % des adultes souffrent d’un trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). Ce syndrome se caractérise par des niveaux élevés d’inattention, et/ou d’agitation et d’impulsivité. Près de 5,8 % des moins de 18 ans en sont atteints. D’où ça vient ? « À son origine : une accumulation de facteurs génétiques et environnementaux (exposition in utero à l’alcool, naissance prématurée ou avec un faible poids) qui entraîne de subtiles modifications de différents réseaux de neurones et des processus cognitifs, motivationnels et émotionnels qu’ils contrôlent », résume l’Inserm.

Il reste encore de nombreuses incertitudes sur le plan biologique autour du TDAH. Une étude internationale menée par des scientifiques de l’Inserm au sein de l’Institut du Cerveau (Inserm/CNRS/Sorbonne Université), et de l’Université Monash, en Australie, s’est intéressée aux causes d’apparition du TDAH. Et il pourrait bien y avoir un début de réponse… D’après les conclusions de cette étude, certains symptômes pourraient s’expliquer par l’intrusion d’ondes cérébrales lentes, habituellement associées au sommeil, pendant l’éveil. Ces ondes lentes pourraient ainsi constituer un biomarqueur potentiel du TDAH. Les conclusions de cette étude internationale ont été publiées le 16 mars dans le Journal of Neuroscience.

Une importante fatigue

Dans le cadre de cette étude, les scientifiques ont comparé l’activité cérébrale de 32 adultes atteints de TDAH, sous traitement…

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