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« Nous n’allons pas privilégier les avions qui viennent une fois de temps ou par opportunisme »
De plus, les deux premiers mois de 2026 auraient été particulièrement favorables pour l’aéroport de Liège, avec une forte croissance de ses volumes et des mouvements des avions, ce qui aurait davantage contribué à une hausse de consommation de carburants.
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Il apparaît donc que cette situation ne résulte pas du contexte au Moyen-Orient, du blocage du détroit d’Ormuz, ou encore de la flambée du pétrole ces derniers jours. L’approvisionnement de l’aéroport se faisant principalement via un pipeline de l’OTAN et des camions principalement au départ de Feluy, Melsbroek et Gand.
Selon nos informations, Liege Airport a désormais interdit tout déroutement vers son aéroport jusqu’au 21 mars 23h59 (GMT) et affirme que la situation devrait se normaliser dans quelques jours, les équipes restant en contact direct avec les entreprises de pétrole. « Il y a des avions que nous n’allons pas accepter parce qu’ils ne figurent pas dans l’ordre des priorités. Les compagnies qui viennent 20 ou 30 fois par semaine, nous les privilégierons. Mais nous n’allons pas privilégier les avions qui viennent une fois de temps en temps ou par opportunisme », explique Christian Delcourt, le porte-parole de Liege Airport.
Fin janvier 2026, l’aéroport de Liège avait annoncé son intention de recourir à la voie fluviale pour transporter son kérosène. Un moyen de transport qui remplacerait à long terme l’approvisionnement par camions-citernes dès le second semestre de 2026.