Un conflit opposant un Andennais de 54 ans à deux sociétés voisines, qui ne se sont pas portées parties civiles, a récemment été examiné devant le tribunal. Actuellement à la mutuelle, l’homme est poursuivi pour avoir utilisé un réseau de communication afin de nuire, ainsi que pour harcèlement et menaces.
À l’origine de l’affaire, des nuisances sonores qu’il décrit comme constantes, « jour et nuit ». Selon lui, les premières plaintes remontent à 1998, sans réponse satisfaisante. À bout, il reconnaît avoir tenu des propos graves, comme « descendre avec mon arme pour te descendre » ou encore « la prochaine démarche risque d’être plus virulente ». Face au tribunal, il assume : « je ne nie pas… ils ne nous respectent pas », tout en admettant ne pas pouvoir « faire justice lui-même ».
Des paroles « inappropriées »
Le procureur est revenu sur plusieurs faits survenus en 2023. À plusieurs reprises, le prévenu aurait contacté des interlocuteurs liés aux activités qu’il conteste, adoptant un ton de plus en plus agressif. Parmi les phrases retenues : « te mettre une balle entre les deux yeux ». Il est également question de harcèlement téléphonique et de menaces de dégradation, comme « venir couper les clôtures » pour pouvoir « venir couper le système lui-même ». Pour le parquet, ces faits sont sérieux et justifient une peine d’un an d’emprisonnement, le ministère public précisant ne pas s’opposer à d’éventuelles mesures de faveur.
La défense a toutefois replacé ces propos dans leur contexte, évoquant des paroles « inappropriées » prononcées dans un climat de tension prolongée. Une étude acoustique réalisée en 2022 faisait déjà état d’une « tonalité gênante » et d’importants dépassements des normes en période de fortes chaleurs. Depuis, des améliorations auraient été apportées par l’une des sociétés, réduisant les nuisances. Le riverain a d’ailleurs noué de bons contacts avec la direction.
Il ne détenait pas d’arme
L’avocat insiste également sur le parcours de son client : 28 années de travail, aucun antécédent judiciaire notable et aucune détention d’arme, rendant ses propos « insensés ». Aujourd’hui, il tente de se réinsérer professionnellement.
À l’audience, l’Andennais a conclu : « j’ai passé des examens et je recommence vendredi ». Le jugement est attendu le 21 avril prochain.
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