Jérémy Taravel s’en souviendra encore longtemps, de ce 12 février 2026. Après avoir été acclamé par les supporters et après avoir embrassé chacun de ses joueurs et sa famille, il s’est présenté en toute modestie à la conférence de presse.
Comment avez-vous fait votre coup ?
J’ai mis l’accent sur la simplicité et sur le plaisir. Il y avait du ‘fun’ aux entraînements. Et j’ai créé une bulle pour mes joueurs. Il ne fallait pas qu’ils soient perturbés par les ondes négatives. Je leur ai dit avant le match : ‘Méritez d’être joueur d’Anderlecht, méritez de jouer la finale. Libérez-vous.’ Ils n’avaient pas gagné les six derniers matchs et ils n’avaient pas marqué pendant quatre matchs. Là, ils en ont mis quatre et ils auraient pu en mettre plus.
Un Anderlecht métamorphosé sous l’effet Jérémy Taravel : les Mauves en finale de Coupe de Belgique
Comment expliquer cette métamorphose ?
Le fait qu’on ait marqué tôt dans le match nous a aidés. On a retrouvé la confiance. Je dois le plus grand respect à mes joueurs.
Beaucoup de supporters m’envoient des messages comme quoi vous devez rester le T1.
Ma personne n’est pas importante. On m’a demandé de coacher cette demi-finale et c’est ce que j’ai fait. On verra après comment ça va se passer. Ce qui compte, c’est qu’on est qualifié pour la finale. Les joueurs, le staff, les supporters : tout le monde est épanoui et heureux. C’est ça qui prédomine dans ma tête.
Quel rôle voulez-vous dans le staff du prochain T1 ?
Le rôle que j’aurai. Je le répète : je ne suis pas focalisé sur ça. Je n’ai pas la tête à ça. On a le match de dimanche à préparer. Je ne me dis pas : ‘Demain, je serai là, la semaine prochaine, je serai là.’ Ma tâche était de qualifier l’équipe pour la finale et j’y suis parvenu. Si je pense à ma propre personne, je vais perdre mon focus en vue du match de dimanche (contre La Louvière).
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