Le pétrolier Maran Homer, exploité par une compagnie grecque, a été touché par un objet non identifié alors qu’il attendait un chargement de pétrole kazakh en mer Noire. Les dégâts sont limités et aucune pollution n’a été signalée.
Le pétrolier Maran Homer a été touché dans la nuit de vendredi à samedi 14 mars par un objet non identifié alors qu’il se trouvait au large du port russe de Novorossiysk, en mer Noire, selon des informations communiquées par le ministère grec de la Marine marchande.
L’incident se serait produit vers 04h35 alors que le pétrolier, exploité par la compagnie Maran Tankers Management, attendait des instructions pour procéder à un chargement de pétrole d’origine kazakhe. Le navire se trouvait alors dans les eaux internationales, à proximité du terminal du Caspian Pipeline Consortium (CPC), utilisé pour l’exportation du brut acheminé depuis le Kazakhstan.
Selon l’armement, l’impact a provoqué des dommages limités au niveau du pont et de certains équipements de pont. Le pétrolier naviguait sur ballast au moment des faits et aucune pollution n’a été constatée. Après l’attaque, le navire a quitté la zone et fait route au large.
Aucune revendication n’a été formulée à ce stade. L’incident intervient dans une zone où les infrastructures énergétiques ont déjà été visées à plusieurs reprises depuis le début de la guerre entre la Russie et l’Ukraine.
Le port de Novorossiysk accueille en effet deux installations pétrolières distinctes : le terminal de Sheskharis, situé dans le port intérieur et dédié au pétrole russe, et le terminal en mer du Caspian Pipeline Consortium, qui charge principalement du brut kazakh acheminé par oléoduc depuis les champs pétroliers du pays.
Cette infrastructure constitue l’un des principaux débouchés du pétrole kazakh vers les marchés internationaux. Elle est notamment alimentée par le champ de Tengiz, l’un des plus importants gisements du pays.
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