«Tattoo Cover », c’est (ta) tout un art ! Ce jeudi à 21h10 sur TFX, Marty et les tatoueurs emblématiques de l’émission reprennent du service au sein de leur shop parisien, mais vont aussi s’exporter à l’international. Erreurs de jeunesse, tatouages ratés, hommages mal exécutés… Chaque cover est une mission. Pour 20 Minutes, Marty en dit plus sur cette saison et partage des anecdotes sur les tatouages qu’il a réalisé.
Dans cette nouvelle saison, « Tattoo Cover » sort de son shop parisien…
Oui. Avec la production, on a échangé sur cette possibilité de s’exporter à l’international. Lors de la dernière saison, on était parti à Londres. Là, on s’est dit qu’on allait se rendre dans d’autres pays, comme la Thaïlande*. J’ai un ami, avec qui je tatouais il y a quelques années à Paris, qui a ouvert un shop là-bas. De là est venue l’idée pour ce pays. La production a dit « let’s go » !
Que représente le tatouage en Thaïlande ?
C’est un pays où le tatouage est entré dans les mœurs. Il est très populaire, très demandé. Ce n’est pas juste un tatouage, c’est une bénédiction. J’ai rencontré un tatoueur thaïlandais qui m’a expliqué que ce sont les prêtres qui forment au tatouage traditionnel au bambou. J’ai été impressionné, beaucoup de personnes sont tatouées en Thaïlande, et c’est naturel. Ils ont un rapport au tatouage différent du nôtre.
A quoi ressemblait votre parcours avant l’émission ?
Cela fait presque vingt ans que je tatoue. J’ai fait quelques shops à Paris, puis un peu partout. J’étais un peu un nomade, et c’était important pour moi d’explorer de nouvelles choses. Après, je me suis installé avec un petit shop parisien. A l’époque, je me faisais connaître par le bouche à oreille, avant les réseaux sociaux. Puis, l’équipe de casting de « Tattoo Cover » m’a contacté et je suis dans le programme depuis son lancement.
Quel est, selon vous, le tatouage le plus difficile ?
Celui où il y a une histoire très lourde derrière. Quand vous tatouez des gens qui ont une cicatrice liée à un cancer très grave ou qui ont échappé à la mort, par exemple.
Un tatouage improbable dans votre carrière…
Une personne m’avait demandé de lui tatouer le logo de la RATP. J’espère qu’elle a été augmentée après (rires).
Avez-vous déjà refusé un tatouage ?
Les trucs politiques, c’est arrivé une fois. Sinon, je ne refuse rien en soi. J’explique, je discute beaucoup avec la personne. Parfois, on part même sur un autre projet. Il ne faut jamais dire « non » sans expliquer, c’est important.
Quels conseils donneriez-vous à une personne qui s’apprête à faire son premier tatouage ?
Avec l’expérience que j’ai aujourd’hui, entre 18 et 25 ans, c’est la période où il faut éviter les tatouages sur un coup de tête. On est alors dans une période d’approbation, où l’on essaie de se trouver une identité. Cela ne veut pas dire de ne pas te faire tatouer entre 18 et 25 ans, mais je conseille d’opter plutôt pour des réalisations symboliques, intemporelles, comme un animal ou une fleur. Evitez de faire des phrases ou des expressions du type « Carpe Diem ». Ce sont souvent des tatouages que l’on regrette. Après, mieux vaut éviter les zones comme le cou, les mains, car, même si le tatouage se démocratise, ça reste quand même très engageant. Et, aussi, il faut penser à plus tard.
Le tatouage, un truc de jeune ?
Dans ma clientèle, je tatoue principalement des personnes âgées entre 30 et 50 ans. Il y a la maturité, c’est là où vous savez qui vous êtes, c’est là où vous savez vraiment ce que tu voulais.
Aujourd’hui, il y a davantage de technique dans le tatouage. C’est vraiment de l’art. Vous pouvez avoir des chefs-d’œuvre sur vous, même collectionner des œuvres d’art. On peut avoir de belles pièces sur un dos ou sur des gros bras.
Qu’est-ce que vous tatouez le plus ?
En général, les gens demandent ce qu’ils voient. Le plus facile, pour moi, c’est de réaliser un animal. Il a un côté innocent et symbolique. Il peut dire plein de choses d’une personnalité. Ce n’est pas très engageant, puis c’est beau. Je fais beaucoup de tigres. C’est un animal magnifique, qui peut être calme ou féroce. C’est un tatouage qui incarne une beauté mystérieuse.