Le prix de l’essence poursuit sa hausse en Belgique. Selon les données du SPF Economie publiées mercredi, le prix maximal du litre d’essence 95 (E10) augmentera de 8,6 centimes pour atteindre 1,836 euro. Il faut remonter à avril 2024 pour retrouver un prix aussi élevé.


« C’est une catastrophe », « pas de panique » : les prix de l’énergie accaparent les débats à la Chambre !
Pour l’essence 98 (E5), il faudra débourser jusqu’à 1,902 euro par litre à partir de jeudi, une hausse de 8,6 centimes également. Le prix du gasoil de chauffage (H0/H7) suit la même tendance. Il grimpera à 1,2449 euro par litre pour une commande de plus de 2.000 litres (+1,38 centime). Le prix du mazout atteint son plus haut niveau depuis novembre 2022.
Aux Pays-Bas, le prix moyen de l’essence a dépassé mardi les 2,50 euros le litre. Le diesel coûte lui aussi à peu près ce montant. Selon l’association de consommateurs UnitedConsumers, le litre d’essence 95 est désormais vendu à 2,504 euros. C’est près de 2 centimes de plus que lundi. Le prix atteint ainsi presque le record de 2022. Le prix du diesel à la pompe aux Pays-Bas a, lui, déjà récemment dépassé les 2,50 euros le litre avant de légèrement baisser. Le prix moyen recommandé pour un litre de diesel s’élève désormais à 2,482 euros.
Les prix des carburants augmentent partout dans le monde en raison de la guerre au Moyen-Orient. L’Iran a pratiquement bloqué la navigation dans le détroit d’Ormuz, une voie d’approvisionnement essentielle pour le pétrole et le gaz naturel. Cela accentue les tensions sur les marchés mondiaux du pétrole.
Selon Thijs Van de Graaf, professeur à l’UGent spécialisé dans le commerce international de l’énergie, la situation est loin d’être temporaire. Même si le conflit s’arrêtait demain, il faudrait plusieurs semaines pour que le pétrole atteigne les raffineries et des mois pour relancer certaines productions arrêtées, explique-t-il à nos confères de Het Laatste Nieuws. La hausse actuelle reflète surtout la crainte d’une pénurie future et s’ajoute aux tensions sur les stocks de gaz européens, qui devront être reconstitués avant l’hiver prochain.