Le conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran paralyse l’échiquier énergétique mondial. En ce 17 mars 2026, les majors pétrolières subissent des arrêts de production massifs. TotalEnergies gèle 15 % de ses volumes. ExxonMobil voit 20 % de ses volumes globaux menacés. Et le GNL qatari risque l’asphyxie au détroit d’Ormuz.
La major française affiche la plus forte exposition amont au Moyen-Orient. Ses activités régionales représentent 34 % de sa production mondiale. Cela équivaut à 348 000 barils équivalent pétrole par jour (bep/j). « Environ 15 % de sa production est suspendue à cause du conflit », indique le groupe.
Cette paralysie résulte des hostilités directes entre l’Iran et l’axe américano-israélien. Outre l’extraction, TotalEnergies possède des actifs critiques en Arabie saoudite. Ses participations dans le raffinage saoudien subissent l’onde de choc sécuritaire. Le groupe exploite aussi des usines pétrochimiques majeures au Qatar.
L’arrêt des unités réduit mécaniquement l’offre de produits transformés vers l’Europe. Les marges de raffinage explosent à Singapour et Rotterdam. Les décideurs anticipent une pénurie de carburants synthétiques d’ici à l’été. La situation force le groupe à réviser ses objectifs annuels.
ExxonMobil dépend du Moyen-Orient pour 20 % de sa production d’hydrocarbures. Son partenariat dans le champ d’Upper Zakum reste sous surveillance. Ce site aux Émirats arabes unis produit un million de barils par jour. Darren Woods, son directeur général, alertait déjà les médias en novembre dernier.