Chaos en vue à hauteur de Grand-Bigard à la fin du mois de mars : l’E40 sera fermée à toute circulation pendant deux nuits

De même, la seconde collecte hebdomadaire des sacs blancs sera supprimée dans les communes où elle subsiste encore, « tout en maintenant une approche différenciée là où elle se justifie ». Pour mémoire, Uccle, Watermael-Boitsfort, Auderghem, Woluwe-Saint-Pierre, Woluwe-Saint-Lambert, Evere, Jette, Ganshoren, Koekelberg, Berchem-Sainte-Agathe et une partie de la Ville de Bruxelles étaient déjà en collecte hebdomadaire.

« En parallèle, la collecte des déchets organiques sera renforcée dans les quartiers denses, avec une fréquence bihebdomadaire », commente encore la secrétaire d’État.

En termes de moyens financiers, la région bruxelloise injectera 28 millions d’euros afin d’améliorer la sécurité et la propreté dans et autour des grandes gares bruxelloises.

Le leader mondial de la beauté débarque à Bruxelles et l’annonce déjà : « On ne s’arrêtera pas là ! »

Le gouvernement bruxellois prévoit encore de réformer les collectes en porte à porte (encombrants). « La stratégie repose sur une approche différenciée selon les territoires » , explique l’élue. « Dans les quartiers denses, des solutions adaptées seront déployées, comme des conteneurs enterrés, des espaces de tri collectifs et d’autres dispositifs ciblés. Dans les quartiers moins denses, la collecte en porte-à-porte restera la solution de référence. […] À court terme, l’objectif est la mise en place de 100 nouveaux espaces de tri dans les zones prioritaires. »

La région envisage également de créer une unité d’intervention rapide, de renforcer les patrouilles et de collaborer avec les communes dans la lutte contre les dépôts clandestins. « L’objectif est d’atteindre au minimum deux actions conjointes par commune en 2026. »

Audrey Henry demande une dérogation au moratoire sur les embauches

Reste la question budgétaire. L’agence régionale de la propreté doit elle aussi faire des efforts financiers. Pour 2026, il atteint 315 millions d’euros, contre un budget exécuté de l’ordre de 313 millions d’euros en 2025. « Mais comme l’a relevé la Cour des comptes, les besoins exprimés pour 2026 étaient plus élevés », a rappelé Audrey Henry.

La réforme des collectes permettra de recaser 65 ouvriers à d’autres tâches telles que le nettoiement, le contrôle, la verbalisation, etc. Mais l’agence recense déjà 180 départs dont 165 concernent des fonctions opérationnelles, alerte la secrétaire d’État. Pire, « en cumulant les sorties certaines, les vacances de postes et les besoins saisonniers (congés scolaires, chutes des feuilles, printemps, etc.), le volume potentiel de postes vacants pourrait dépasser 250 en 2026, principalement dans les métiers opérationnels. »

Sur le terrain, la perte d’autant d’ouvriers pourrait pour conséquence « l’arrêt d’environ un tiers des tournées de collecte en porte-à-porte, la fermeture des six recypark régionaux ou, encore, l’arrêt des collectes en conteneurs pour l’habitat vertical, y compris dans des ensembles de logements sociaux. »

Raison pour laquelle la libérale demande « une dérogation ciblée au moratoire pour 2026. Il ne s’agit pas d’augmenter structurellement les effectifs de l’agence. Il s’agit de permettre le remplacement des sorties certaines du personnel opérationnel, de finaliser des procédures de recrutement déjà autorisées, et d’assurer les renforts temporaires strictement indispensables, notamment pendant les congés d’été. »