Les repas peuvent également être source de tensions. « Les détenus ont la possibilité d’utiliser les cuisinettes présentes dans chaque section lors des activités ouvertes. Seulement, certaines ont dû être fermées pour des raisons d’hygiène », indique un gardien de la prison d’Ittre.

Cuisinettes fermées

« Lorsque la nuit tombe, la cuisinette est utilisée de manière excessive, bien plus qu’à l’accoutumée. L’endroit n’était plus nettoyé, la vaisselle n’était pas faite, alors que nous devons respecter les normes de l’Afsca en tant que collectivité. Nous n’avons dès lors eu d’autre choix que de fermer certaines cuisinettes. Les détenus avaient toutefois la possibilité de se restaurer en cellule grâce aux plaques chauffantes qu’ils ont achetées ou qu’on leur a prêtées », poursuit-il.

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Enfin, le réveil à 6h30 n’était pas du goût de certains. « Ils vivent la nuit et dorment le jour. Si on les réveille trop tôt, cela devient source de conflit. Certains estiment que, comme ils font le ramadan, on devrait les laisser dormir, mais ce n’est pas possible : la vie de la prison commence à 7h, ramadan ou pas », ajoute-t-il.

De son côté, Valérie Callebaut, porte-parole de l’administration pénitentiaire, n’a pas eu connaissance d’incident significatif durant le ramadan. « La tension actuelle dans les prisons est surtout liée à la surpopulation », conclut-elle.