L’Italie, la Pologne, la Hongrie, la Slovaquie et la République tchèque réclament une suspension du marché carbone européen, qui coûte cher à leurs entreprises.
Sur fond de guerre en Iran, l’énergie fait son grand retour au premier plan des préoccupations européennes. Alors que les prix du gaz ont flambé de plus de 50 % depuis le blocage du détroit d’Ormuz, le Conseil européen de jeudi à Bruxelles qui devait initialement traiter de compétitivité se réoriente vers ce sujet brûlant. En amont du conseil, comme le veut la procédure, la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a envoyé une lettre aux États membres où elle présente des options pour réduire la facture énergétique.
Quatre leviers sont identifiés : le coût de l’électricité en lui-même, les mécanismes nationaux de plafonnement ou de subvention du prix du gaz, la fiscalité sur l’électricité et enfin le marché carbone. Von der Leyen se déclare favorable à l’accélération de la révision du système d’échange de quotas d’émission (SEQE) afin de « définir une trajectoire de décarbonation plus réaliste au-delà de 2030 ». Il s’agirait d’étendre peu à peu ce système de quotas à…
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