Tous les randonneurs, ceux d’un dimanche sur quatre comme les vrais forcenés du dénivelé le sentent : marcher, crapahuter dans les sentiers, le nez au vent dans les forêts, les massifs, cela répare. Avec d’autres mots, les chercheurs de l’université de Stanford (Californie) l’ont décrit aussi, cette activité qui se pratique chacun à son rythme, en plein air, réduit le stress, apaise l’anxiété, diminue le risque de dépression. Dans un pays où la randonnée est même devenue l’activité physique la plus pratiquée – trente millions de fervents !- il n’est pas étonnant qu’elle donne lieu à de véritables approches thérapeutiques, comme celle proposée, entre Aubagne, Aix-en-Provence et Marseille, par l’association Just.
Son projet « En passant par les calanques » propose depuis 2022 d’emmener marcher dans les calanques et massifs aux portes de ces deux villes des personnes en situation d’exclusion sociale et/ou souffrant de troubles psychiques. Cela relève de ce que l’on appelle « l’intervention sociale par la nature et l’aventure », une approche qui du Québec à la Belgique a connu ces dernières années un vif essor. Bipolaires, schizophrènes, grands anxieux ou dépressifs, personnes peu à peu cou…