Le 28 mars, le centre historique de la cité des ducs s’animera d’un nouveau souffle créatif. Au 17, rue Amiral-Roussin à Dijon, une adresse singulière où se trouvait une entrée de l’église de la Madeleine * la boutique artisanale L’Art en brut va ouvrir ses portes. À la barre de ce projet, Jessica Durocq, 43 ans, ancienne professeure haut-marnaise d’arts appliqués dont le parcours de la céramique à Longchamp aux Beaux-Arts de Tarbes (Hautes-Pyrénées) infuse chaque recoin de ce nouveau lieu.

Le choix du local ne doit rien au hasard. Jessica Durocq et son collaborateur, Thierry Gravière, ont jeté leur dévolu sur un ancien atelier de peintre, resté clos durant 35 ans. Ce site chargé d’histoire, qui fut à l’origine l’entrée de l’église de la Madeleine, accueillera désormais leur atelier de création. Sous une fresque magistrale rendant hommage à l’orgue de Saint-Bénigne, peint par Jessica Durocq, le duo imagine l’esthétique de demain à partir du passé.

Des créations signées

Depuis 2022, ces artisans se sont illustrés dans l’aménagement intérieur destiné aux professionnels sans avoir de local, signant les ambiances de tables dijonnaises comme Le Coin caché , Mokko ou encore La Petite Reine. Avec L’Art en brut , ils centralisent galerie, boutique et atelier.

Ici, le bois, le métal et le béton se rencontrent pour donner naissance à des pièces uniques. Tableaux originaux signés Jessica Durocq. Mobilier et miroirs revisités. Pépites chinées au cœur de la Bourgogne et sublimées par l’œil expert des deux artisans.

Pour Jessica, chaque objet récupéré raconte une histoire. « Certains se débarrassent de choses extraordinaires ; je les sublime pour valoriser l’histoire et l’architecture de notre cité des ducs », confie-t-elle. Entre esthétique industrielle et respect de l’ancien, cette nouvelle adresse a été pensée pour tous les budgets. Un rendez-vous incontournable pour les amoureux du beau et de l’authentique.

*L’église de la Madeleine fut élevée en 1514 pour les religieux hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem, présents à Dijon depuis le XIIᵉ siècle. Elle fut vendue lors de la Révolution et transformée en immeuble d’habitation.