Parmi les mesures prévues pour faire baisser les prix de l’électricité, une révision du système d’échange de quotas carbone (ETS) est demandé à la Commission européenne d’ici le mois de juillet, selon les conclusions publiées par le Conseil européen. Ce système, qui s’applique aux grandes installations industrielles et au secteur de l’énergie, impose un prix sur les émissions de CO2 et vise à encourager les investissements dans des technologies moins polluantes.

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Ursula von der Leyen a affirmé qu’une majorité d’États membres avaient soutenu le mécanisme existant lors des discussions jeudi, rappelant qu’il avait déjà permis de réduire la dépendance européenne aux énergies fossiles importées et avait donc déjà fait ses preuves. Mais une modernisation du système est jugé nécessaire, notamment en vue de prolonger au-delà de 2035 les quotas d’émission alloués gratuitement à certaines industries, a-t-elle dit.

30 milliards débloqués

Ursula von der Leyen a également annoncé la création d’un fonds d’investissement de 30 milliards d’euros, basé sur les revenus des quotas carbone, destiné à financer rapidement des projets de décarbonation de l’industrie. Les États membres les moins riches auront un accès garanti à ces financements, a souligné Mme Von der Leyen.

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Outre l’ETS, elle a suggéré aux pays de l’UE de recourir à des aides d’État pour atténuer l’impact du coût des carburants sur la production d’électricité. L’Allemagne aurait à cet égard promis de ne pas en abuser pour maintenir des conditions de concurrence équitables entre les États membres.

Des mesures sont également en préparation pour protéger les industries à forte intensité énergétique des frais de réseaux, qui représentent 18% du prix moyen.

Les taxes et redevances sont le dernier composant (15%). L’objectif visé est que l’électricité soit moins taxée que le gaz, alors que c’est parfois l’inverse dans certains États membres.

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« Plus on a recours aux énergies renouvelables et au nucléaire, plus les prix baissent, car ces sources d’énergie sont produites localement et ne sont pas sujettes à la volatilité. L’inverse est également vrai. Plus on utilise le gaz comme source d’énergie, plus les prix augmentent et plus la volatilité est forte », a affirmé Ursula von der Leyen.