Ce jeudi 26 mars, cela fera deux ans que Michy Batshuayi n’a plus porté le maillot des Diables rouges avec une 55e (et actuellement dernière) cap contre l’Angleterre en amical. Victime d’une fracture du pied début décembre, l’attaquant de Francfort ronge son frein en attendant de retrouver les terrains.
Il a profité de ce repos forcé pour participer à l’émission « ZOOM », diffusée ce vendredi sur Proximus Showcase. Autour de six (bouts) de photos sélectionnées Lucas Lincé et Kevin Peeters, Batshuayi a évoqué le football, un peu, mais principalement ses passions pour la mode, pour la musique ou encore pour Bob l’éponge. Morceaux choisis.
D.R.
Ses débuts au RFC Evere et l’école. « Je jouais beaucoup à l’école. Un jour, un éducateur a dit à mes parents de m’inscrire dans un club. C’est là où mon amour pour le ballon a commencé. Gérer le foot et l’école, c’était parfois compliqué. Mais je n’étais pas un mauvais élève. Pas du genre silencieux en tout cas. Mes matières préférées ? J’aimais bien le français, l’histoire, la géo. Pas les maths par contre. C’est lorsque j’étais au Standard que j’ai dû choisir entre les deux. Cela a été vite vu… À l’Académie, qui était l’un des meilleurs centres de formation en Belgique à ce moment-là, c’était top. Je suis toujours en contact avec des gens que j’ai côtoyés en U17 dont Dolly Menga, Franco Zennaro et d’autres. On essaie d’aller manger ensemble une fois par an. »
Sa passion pour la mode. « Je suis aussi congolais, le style, c’est inné chez nous. Je tiens ça de mes parents. Je dépensais beaucoup d’argent dans les vêtements, alors je me suis dit pourquoi ne pas lancer ma propre marque. Ce que j’ai fait depuis trois ans. J’ai fait quelques erreurs et j’ai perdu beaucoup d’argent. Il fallait trouver les bonnes personnes, les bonnes usines… Maintenant, j’ai une bonne équipe. Etre footeux n’était un avantage pour me lancer dans ce business, loin de là. Les gens essaient de t’attirer, te mentent. Pour le moment, c’est un hobby, après on verra si ça peut être se développer pour mon après-carrière. Le Diable le plus stylé ? Moi ! Après, je dirais Amadou Onana et, dans un autre style, Charles De Ketelaere. J’avais demandé à la Fédération que les joueurs puissent être impliqués pour les maillots mais chaque fois ils sont faits plusieurs mois en avance… »
Bob l’éponge. « Quand j’étais à Liège, j’habitais seul dans un appartement et je n’aimais pas trop dormir dans le noir. Du coup, je mettais un dessin animé et j’ai accroché avec Bob l’éponge. C’est devenu un rituel avant de dormir, je connaissais tous les épisodes. Lui et moi, on avait une vraie relation. (rires) A Marseille, j’avais un caleçon porte-bonheur de Bob l’éponge Mais attention, je le lavais entre les matches. Dimitri Payet, lui, avait des chaussettes qu’il ne lavait jamais. Quand il les sortait… Je ne peux même pas décrire l’odeur tellement elle était atroce. Là, j’ai un peu arrêté Bob l’éponge et je suis plus mangas animés : Dragon Ball, Demon Slayer, Hunter x Hunter… »
La musique. « Lorsque je jouais à l’OM – le club qui m’a le plus marqué, après tout le Standard, c’est le mini-Marseille de Belgique –, j’habitais à La Ciotat. Un jour, (André-Pierre) Gignac m’appelle et me dit qu’il y a un clip d’Alonzo et Gims qui se tourne près de chez moi, donc on y est allé avec d’autres équipiers. J’écoute de tout sauf du rock. Beaucoup de rap. Niveau artistes, j’aime beaucoup Justin Bieber, Chris Brown, HD la R, Stromae, Damso, Ninho… J’aurais toujours voulu chanter et d’écrire des chansons. Mais j’écris une phrase, une deuxième puis je suis bloqué. (sourire) »

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Son rapport aux réseaux sociaux. « J’ai toujours voulu partager avec la communauté, ce que je fais. On (les clubs) nous dit de ne pas répondre aux provocations. J’avais quelqu’un qui m’aidait sinon je n’aurais pas toujours été aussi « propre » dans mes réponses. Un tel buzz après le ballon que je me suis pris dans le visage ? Je ne m’y attendais pas. C’était contre l’Angleterre en Russie 2018, après le but d’Adnan Januzaj, on était surexcités, je frappe dans la balle pour la renvoyer dans les filets et là, elle va sur le poteau et revient ici (il montre son œil). C’est la Coupe du monde, je suis titulaire alors que je n’ai pas joué beaucoup de matches, je me dis que je ne peux pas sortir mais j’ai mal. Une douleur atroce. Je regarde le banc et on me crie ‘vas-y Michy’. »
Les jeux vidéo. « Je ne joue qu’à « Call of Duty » (un jeu de guerre) depuis longtemps. FIFA ? Oui, un peu mais plus depuis un bon moment. T’es joueur de foot, tu rentres chez toi et tu joues à FIFA ? C’est un peu dur quand même. (il rigole) Mais bon, être dans un jeu vidéo, c’est cool. »
La Coupe du monde 2018. « Mon premier goal dans un Mondial, contre la Tunisie, c’est un énorme accomplissement. La troisième place finale était une très grande chose pour la Belgique, et on s’en est rendu compte à notre retour à Bruxelles en voyant la fierté des fans, mais nous les joueurs, on était déçus. Encore là, on s’en mord les doigts parce qu’on était tellement forts. Dommage, on aurait dû prendre le trophée. Avant la demie, on était sûrs de nous, on était tous à notre prime, on ne s’attendait pas à perdre contre la France. Et puis ils ont fait leur jeu… »