REPORTAGE – Les bombardements ne se cantonnent plus à la banlieue sud, dont le Hezbollah a fait l’un de ses principaux bastions.
Sur le parvis des urgences de l’hôpital universitaire Rafik Hariri, une femme avance, le pas titubant, soutenue par deux proches en peine. Ses yeux boursouflés par les pleurs jettent des regards craintifs autour d’elle. Que font donc toutes ces personnes attroupées ici ? Elle-même ne semble plus très bien savoir où elle se trouve. Plus tard, elle racontera dans un souffle que sa sœur est intubée dans l’un des blocs opératoires, victime du nouveau raid israélien, qui, dans la nuit de mardi à mercredi, a fait trembler Beyrouth jusque dans son centre-ville.
Un gardien vêtu de noir intime aux journalistes de partir. Personne, hormis les blessés et les familles, n’est habilité à entrer ici. Ordre de la direction. Il faut protéger l’intimité des patients, répète-t-on. D’autres avoueront à demi-mot que cette réglementation est poussée par un nouveau climat de suspicion. Dans la guerre psychologique menée par Israël au Liban, la méfiance semble avoir gagné l’ensemble des habitants jusque dans…
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