Ce qui devait être une simple intervention s’est terminé en véritable tragédie. Kyana, une enseignante belge de 30 ans, est décédée des suites de complications après une opération des amygdales. Elle laisse derrière elle son mari, leur petit garçon et une bande d’amis profondément marqués par sa disparition.
La nouvelle a bouleversé ses proches. La semaine dernière, ils ont dû lui dire adieu brutalement, après qu’une opération pourtant banale a viré au drame. Deux semaines après l’intervention, la jeune femme a été victime d’une défaillance du foie et des reins.
« Elle pensait toujours aux autres avant elle », confient son mari, Lieven, et ses amies. Tous décrivent une femme pleine d’énergie, généreuse et toujours tournée vers les autres, au point de parfois s’oublier.
En couple depuis l’âge de 18 ans, Kyana et Lieven partageaient leur vie depuis douze ans. S’ils s’étaient rencontrés en maternelle, c’est à l’adolescence que leur histoire d’amour a réellement commencée. Il y a dix ans, ils s’étaient installés ensemble à Heikant, aux Pays-Bas.
« On a commencé ensemble »
Originaire de Saint-Nicolas (Flandre-orientale), Kyana débordait d’idées. Une créativité qu’elle mettait au service de son métier. Depuis 2016, elle enseignait l’anglais et la chimie au Lodewijk College de Terneuzen, un travail qu’elle exerçait avec passion.
« On a commencé ensemble, juste après nos études. On s’entraidait beaucoup, ça a créé un lien fort », raconte son amie Sarina au Nieuwsblad.
Très vite, ses collègues sont devenues bien plus que ça. « On allait souvent à l’arcade, on rentrait avec des peluches inutiles, mais avec plein de souvenirs », sourit Silvie. Les soirées entre amies se prolongeaient souvent tard dans la nuit. « On disait qu’on rentrerait tôt… et finalement il était presque minuit. »
Dans ses cours, Kyana ne faisait jamais les choses à moitié. Elle préparait ses leçons jusque tard dans la nuit, imaginant des escape games et des activités originales pour ses élèves. « Elle pouvait bricoler jusqu’à 2 heures du matin », se souvient une amie. Quitte à corriger les copies plus tard, parfois autour d’un verre le vendredi après-midi.
« Je l’ai rassurée »
Son mari et deux amies ont pu lui rendre visite une dernière fois. « Je l’ai rassurée, même si je savais peut-être que c’était grave », confie Lieven. « Je ne voulais pas qu’elle s’inquiète. »
Dans l’école où elle enseignait, c’est le choc : « C’est difficile d’imaginer que quelqu’un comme ça, dans la fleur de l’âge et qui était dans notre école, ne soit soudainement plus là », lit-on dans un hommage sur Facebook.
Il y a deux ans, Kyana était devenue maman du petit Lenn. « Elle s’est totalement épanouie », disent ses amies. Malgré un quotidien chargé, elle profitait de chaque instant avec son fils. « Elle organisait toujours des sorties avec lui », explique Lieven. « Même quand j’étais fatigué, elle m’emmenait partout. »
Le couple avait encore de nombreux projets : agrandir leur maison, développer leur activité, voyager en caravane… « On se réjouissait de voir notre fils grandir. Notre vie ne pouvait qu’aller de mieux en mieux », confie-t-il avec émotion.