Cette thèse, qui ne correspond pas à une série d’éléments mis en évidence par l’enquête, a été mise à mal vendredi matin dans la plaidoirie de l’avocat de la famille de Nicolas Degand. Pour Me Mayence, la version des accusées est émaillée de mensonges et la victime a été « massacrée » par les accusées qui l’ont frappé à plus de dix reprises à la tête avec un objet contondant, l’ont étranglé puis l’ont achevé avec un couteau.

Nicolas Degand ©EdA
L’avocat général Stéphane Lempereur est allé dans le même sens au cours de ses réquisitions. « Les deux accusées reconnaissent avoir porté des coups. Ce n’était pas pour se défendre, loin de là, mais pour exécuter leur projet criminel et Mme Lancini est à l’origine de celui-ci. Elle a pris avec elle sa bonne à tout faire, sa mère, Mme Simaz, qui à mon avis n’avait pas trop le choix si elle voulait rester en contact avec sa fille. Nous avons deux auteurs, elles ont participé toutes les deux à la mise à mort de Nicolas Degand. Ce n’est pas parce qu’elle n’a pas porté le coup de couteau que Jessica Lancini n’est pas coauteur des faits », a notamment requis l’avocat général.
Pour lui, le « massacre » a été commis à deux : aucune des accusées ne s’est désolidarisée de l’autre, et elles sont dès lors responsables de la mort de la victime. Il a donc demandé aux jurés de répondre « oui » aux questions sur l’assassinat, pour les deux accusées.
Homicide au couteau à Nivelles : « Je n’ai jamais eu l’intention de tuer Nicolas »
Les avocats de la défense plaideront lundi. Ils ont annoncé qu’ils plaideront la légitime défense pour Élisabeth Simaz. Jessica Lancini, elle, n’est toujours pas apparue dans le box. En fuite depuis le début du procès, elle est représentée par ses avocats, mais s’en tient à sa décision de ne pas comparaître.