Un peu plus tôt, le Belge de 27 ans avait en effet réussi un fameux exploit, que peu avaient vu venir, en se hissant grâce à deux qualifications automatiques consécutives, en séries (6.53) puis en demi-finales (6.56), parmi le gratin planétaire du sprint.

Le destin a frappé notre sprinter en finale.
C’était la première fois depuis près de 40 ans que l’un de nos compatriotes accédait à la finale du 60m aux Mondiaux en salle après Ronald Desruelles, qui fut médaillé de bronze en 1985 à Paris et 5e en 1987 à Indianapolis.
« J’ai hâte d’être ce soir », avait souri Simon Verherstraeten après son premier déboulé en matinée. « J’ai pu courir à mon rythme et je ne m’attendais pas à ce chrono. Courir 6.53 d’emblée, c’est vraiment fou ! Je pense que je peux aller encore plus vite. »
Deuxième des séries, il avait ensuite pris la deuxième place de sa demi-finale en début de soirée, sans se montrer plus véloce mais en accrochant la qualification au millième près. Malheureusement, il n’y a donc pas eu de bonus en finale où l’on ne saura jamais à quelle position l’athlète entraîné par Lieve Van Mechelen aurait terminé s’il ne s’était pas blessé.
Mais dans l’immédiat, la première préoccupation de l’athlète et de son entourage va être de le remettre sur pied pour les Relais Mondiaux, les 2 et 3 mai, à Gaborone au Botswana. En fonction de la gravité de sa blessure, cela se révèlera plus ou moins difficile et préjudiciable pour l’équipe des belgian Falcons…