En parallèle, un dispositif d’urgence collective a été mis en place au sein des Maisons de Justice dans la foulée des attentats de 2016. Il a récemment permis d’apporter un soutien rapide et structuré aux victimes de Strépy-Bracquegnies et de Crans-Montana.
Le service CAPREV (Centre d’Aide et de Prise en charge des personnes directement concernées par les Radicalismes et Extrémismes Violents), salué par les avocats à l’époque, a pour but de prévenir l’engagement dans les radicalismes et extrémismes violents et de soutenir le désengagement.
Actuellement, huit mineurs sont suivis par le Caprev pour radicalisme. Sept autres sont placés en IPPJ et sept autres encore sont suivis à domicile dans le cadre des Équipes mobiles d’accompagnement.
555 extrémistes ont été prioritairement suivis en Belgique, dont 50 qui envisageaient des actions terroristes concrètes sur notre solDe plus en plus de mineurs extrémistes
La ministre a précisé toutefois que « le prosélytisme est très rarement observé en IPPJ ». « Lorsque des signaux apparaissent, un accompagnement ciblé est immédiatement mis en place, centré sur l’esprit critique, la compréhension des sources d’information et la responsabilisation individuelle. »
Plus globalement, on constate une hausse de l’implication de mineurs dans des dynamiques extrémistes ou violentes. « Certains adolescents franchissent un cap en reproduisant des codes issus de contenus violents en ligne, par manque de reconnaissance. Ils se laissent entraîner dans des espaces numériques peu régulés comme Telegram, mais aussi sur Facebook ou TikTok, voire le dark web, où circulent des messages radicaux, des discours haineux ou des appels à l’action », conclut la ministre Lescrenier.
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