Alors que la liste des effets secondaires défile sur le tableau du chirurgien Thomas Colson, Karen tente de retenir ses larmes. Plus un bruit dans le cabinet de la clinique Sainte Victoire d’Aix-en-Provence. Son pouls s’accélère, son estomac se noue. Atteinte d’un lipoedème, la liposuccion est la seule méthode qui peut réduire sa souffrance et faire radicalement disparaître ses surplus de graisse douloureux. Mais ce n’est pas sans risque.

Embolie pulmonaire, ecchymoses, infections, hémorragie, dans les cas les plus graves, elle risque sa vie. C’est au bout de quelques secondes que la femme de 50 ans craque. « Ces accumulations de graisse me font souffrir au quotidien, il n’existe pas d’autre alternative que la liposuccion selon mon médecin. Mais je ne suis pas sûre que ces risques en vaillent la peine finalement », réplique-t-elle la gorge serrée.

« Pendant près de 3 ans, le médecin me faisait des remarques sur mon poids et ne prenait pas mes douleurs au sérieux »

C’est après plusieurs années d’errance médicale que Karen apprend qu’elle est atteinte du lipoedème. Une maladie qui provoque des accumulations de graisses qui évoluent indépendamment de son alimentation. « Pendant près de 3 ans,…