Le Standard peut-il gagner 12-0 contre Westerlo pour aller dans le top 6 ? Il l’a fait en 1979 contre Winterslag : « Des vautours autour d’un cadavre »

Malgré son indisponibilité, le gardien n’est jamais resté loin du groupe. Casquette vissée sur la tête, il faisait son apparition sur la pelouse après chaque coup de sifflet final, soit pour féliciter ses équipiers, soit pour leur souffler quelques mots réconfortants. Son leadership ne s’est jamais éteint auprès d’un groupe qui manque cruellement de patrons. Marlon Fossey et Teddy Teuma sont d’autres éléments capables de secouer le vestiaire lorsque c’est nécessaire, mais le gardien de vingt et un ans amène cette fibre liégeoise qui manque aux aînés. « Quand il prend la parole, tout le monde l’écoute. Il a une énorme force de caractère », nous avait d’ailleurs confirmé Laurent Henkinet, en décembre dernier.

guillement

Vous connaissez Matthieu, il a faim de football.

Sa maturité, louée par tous ceux qui le connaissent, lui a même permis de passer au-delà de la concurrence. Il fut le premier à encourager Lucas Pirard, sans jamais chercher à lui mettre des bâtons dans les roues. Certes, Matthieu Epolo est bien conscient que le poste de titulaire ne peut lui échapper, mais nous avons déjà connu des portiers quelque peu paranoïaques, prêts à tout pour savonner la planche du numéro deux.

Un constat d’autant plus important que Lucas Pirard n’a pas démérité lors de ses sept dernières titularisations. « Au total, il a disputé neuf rencontres, si l’on tient compte de son intérim durant la dernière Can. Il a signé quatre clean-sheets et décroché quatre victoires. Je pense même qu’il est dans le top 3 des gardiens qui possèdent le meilleur ratio de clean-sheets par matchs disputés. Je ne pouvais pas en attendre davantage de sa part, mais il a parfaitement compris qu’il y a une hiérarchie des gardiens au Standard », dit Vincent Euvrard.

Selon une étude internationale, l’effectif du Standard n’est pas orienté vers le long terme : « La multipropriété a affecté le club et sa stabilité »

Il reste donc onze matchs, voire douze en cas de barrage européen à Epolo pour réussir sa fin de saison. Et quitter en beauté le Standard ? C’est fort probable.