La chocolaterie, basée à Vaux-Sous-Chèvremont en région liégeoise, fait face à des difficultés financières depuis plusieurs années. La PRJ silencieuse lui permet de préparer sa réorganisation sous la supervision d’un mandataire de justice sans faire de publicité. Durant cette période de sursis de quatre mois, qui est non renouvelable, l’entreprise a décidé de ne pas rembourser huit de ses créanciers, selon une information du média L-Post. Elle miserait sur la période de Pâques pour générer de la trésorerie.
C’est dans ce contexte que les actionnaires wallons privés de Galler ont fait savoir qu’ils réaffirmaient leur confiance dans la trajectoire de l’entreprise. « Nous avons soutenu un projet entrepreneurial et éthique fort, en engageant notre capital personnel dans la SA », expliquent Didier Leclercq et Luc Pire, au nom de ces actionnaires privés.
Depuis lors, l’entreprise a fait face à des défis majeurs, rappellent-ils, citant la crise du Covid-19, les inondations de juillet 2021 ayant entraîné la perte de l’outil de production, la reconstruction de l’usine, une crise sanitaire, ainsi qu’une hausse sans précédent du prix du cacao.
« Malgré ces turbulences, Galler et tout son personnel ont démontré leur résilience, leur capacité d’adaptation et la solidité de leur positionnement. Aujourd’hui, nous renouvelons pleinement notre engagement et notre volonté de poursuivre cette aventure aux côtés de l’entreprise », communiquent les deux hommes.
L’actionnaire majoritaire du chocolatier est qatari et détient 50,4 % des parts de l’entreprise. Les 49,6 % restants se répartissent entre plusieurs actionnaires belges, dont Wallonie Entreprendre (19,5 %), le bras financier de la Région wallonne, et le fonds d’investissement liégeois Noshaq (10 %). On y trouve également des actionnaires privés wallons, représentés par Didier Leclercq et Luc Pire.
« Nous restons ouverts à l’arrivée de nouveaux investisseurs partageant cette vision et disposés à accompagner le développement futur de Galler, dans le respect de ses valeurs entrepreneuriales et éthiques ainsi que de son ancrage wallon et liégeois », concluent-ils.