Depuis 1959, la société d’édition française des Artistes Peignant de la Bouche et du Pied 
(APBP) soutient une cause singulière : permettre aux peintres souffrant d’un handicap de 
vivre de leur art. Un modèle social unique en son genre, porté par un réseau international.

Un projet né d’une conviction forte : valoriser l’artiste avant le 
handicap

L’histoire des APBP est indissociable de celle de son fondateur allemand, Arnulf Erich Stegmann. Atteint de poliomyélite à l’âge de deux ans et privé de l’usage de ses bras, il développe très jeune un véritable talent : apprendre à peindre en tenant son pinceau à la bouche.

Formé à l’École Technique des Arts Graphiques de Nuremberg, il devient un artiste reconnu avant d’initier, en 1957, une organisation internationale destinée à offrir une autonomie financière aux peintres en situation de handicap. C’est la naissance des Artistes Peignant de la Bouche et du Pied, présents aujourd’hui dans plus de 70 pays avec plus de 700 artistes et 
suivant toujours la devise de son fondateur « La pitié, non merci ! ».

En France, la société d’édition est fondée en 1959 en Alsace. Installée à Molsheim depuis 1997, elle abrite le plus grand centre logistique du réseau mondial.

Une mission : permettre à chaque artiste de vivre de son 
talent

La société d’édition française des APBP repose sur un modèle hybride unique. D’un côté, les Artistes Peignant de la Bouche et du Pied cèdent les droits de reproduction de leurs œuvres à la société d’édition française. Tous les styles artistiques y sont représentés : paysages classiques, natures mortes, œuvres contemporaines… Il y en a pour tous les goûts.

Les artistes sont rigoureusement sélectionnés par un jury professionnel deux fois par an. Certains artistes ont d’ailleurs marqué l’histoire des APBP, dont la peintre française Denise Legrix, qui confiait : « Peindre, c’est le soleil dans ma vie, je ne peux m’en passer. » 

Une fois numérisées, leurs œuvres sont apposées sur des objets du quotidien : calendriers, cartes, draps de bain, piluliers…, puis commercialisées grâce à la vente à distance.

De l’autre, la société d’édition française reçoit des soutiens financiers de la part du public. 
Ces deux volets, vente et soutiens, se complètent naturellement et garantissent ensemble un modèle économique stable et durable, au service direct des artistes. En adhérant aux APBP, ces derniers peuvent vivre de leur art et percevoir une rémunération à vie. Les bénéfices des ventes et des soutiens sont intégralement réinvestis : rémunération mensuelle, bourses d’apprentissage, expositions, perfectionnement, recherche de nouveaux talents… Soutenir l’APBP, ce n’est donc pas seulement acheter un objet : c’est offrir à des artistes la possibilité d’être autonomes, de continuer à créer et de vivre pleinement de leur vocation. Un geste simple mais profondément porteur de sens.

Découvrez le site de Joseph Martins, artiste peignant de la bouche qui apparaît dans la vidéo.