Dans une réaction, le front commun syndical estime que l’arrêt de la Cour constitutionnelle « arrive à un moment particulièrement opportun » et représente « un sérieux avertissement pour le ministre Jambon ».
« Alors que le gouvernement Arizona finalise ses projets de réforme des pensions, la Cour constitutionnelle adresse un avertissement clair. Le gouvernement fédéral n’a pas toute latitude pour réduire les périodes assimilées liées aux soins ou à l’inactivité involontaire », réagissent dans un communiqué commun la CSC, la FGTB et la CGSLB, estimant que « l’une des conséquences logiques est que le service militaire devra être pris en compte dans le nouveau système de pension anticipée après ’42 années effectives' ».
« Les autres projets du ministre Jambon, comme le malus pension et le plafonnement des périodes assimilées, risquent eux aussi d’être rejetés par la Cour constitutionnelle. Ces réformes en matière de pension modifient souvent les règles de manière rétroactive et pénalisent davantage les travailleurs à temps partiel, ce qui revient à une discrimination indirecte envers les femmes », jugent encore les trois syndicats, selon qui « de nouveaux recours sont à prévoir » si le ministre des Pensions « ne revoit pas ses plans en profondeur ».