La hausse du prix du gaz n’a échappé à personne ces derniers jours. Et certainement pas à Laurent Laforge, un habitant d’Éghezée. Dans son jardin, l’homme possède une citerne souterraine pouvant contenir 4.000 litres, installée il y a de nombreuses années.

« Cette citerne me permet de pouvoir avoir, entre guillemets, la mainmise sur les prix du gaz », explique-t-il. « Comme j’ai une cuve d’une grande capacité, je peux prendre le gaz quand il est moins cher. De plus, je ne dépends pas du gaz de ville, qui est souvent très cher. Par exemple, je regarde souvent en été, notamment lors des périodes de canicule. À ce moment-là, les prix sont souvent moins élevés. Quand la cuve est pleine, cela permet de se chauffer pendant deux ans, à peu près. En tout cas, avant le changement actuel ».



Investissement vite rentabilisé

Mais pour mieux contrôler son budget, une autre solution s’est imposée ces derniers mois : installer un poêle à pellets ou à bois.
« Parce que nous sommes vraiment tributaires des prix. Et quand on connaît la fiscalité et les accises sur les prix de l’énergie… C’est comme cela que nous avons pris la décision d’installer un poêle à bois. C’est quelque chose de très convivial. Cela nous a coûté près de 4.000 euros, mais c’est un vrai confort. On voulait de la qualité et nous nous sommes tournés vers la marque belge Stûv. L’installation a été faite dans le courant de l’année dernière ».




Les effets sur son portefeuille ne se sont pas fait attendre. « Nous utilisons le poêle de manière rationnelle, quand il fait plus froid, par exemple de la mi-novembre à fin mars, environ. Cela nous permet de soulager la chaudière, qui tourne alors à plein régime à cette période-là. On consomme donc environ deux à trois stères de bois par hiver ».

À la clé, une économie non négligeable : « On estime que l’on parvient à économiser de moitié le gaz acheté, soit environ 700 euros. Si on compte le prix de deux à trois stères, nous arrivons à 200 euros. Nous économisons donc 500 euros environ en un hiver. Quand on voit cela, on se rend bien compte que l’installation sera vite rentabilisée, tout en sachant qu’un poêle d’une telle marque peut durer près de vingt ans », conclut-il.