La cohorte actuelle des 6e primaire est la première à suivre le tronc commun installé par le pacte d’excellence. Or si ce dernier n’a pas supprimé le redoublement, il vise à réduire son taux, qui est l’un des plus élevés de l’OCDE :
En effet, 48 % des élèves belges francophones ont redoublé au moins une fois à 15 ans, sans gain d’efficacité, contre 5 % dans plus de la moitié des pays industrialisés.
Pourquoi le redoublement est-il si inefficace ?
L’objectif est de le diviser par deux d’ici 2030. Historiquement, la Belgique a adopté un modèle de gestion par le redoublement systématique pour les élèves en difficulté, visant à maintenir des classes homogènes.
La recherche a démontré depuis lors que le redoublement est généralement inefficace pour résoudre les problèmes fondamentaux.
Génération tronc commun : ils auront tous six heures de français et langues anciennes et 2 heures d’IA en première secondairePourquoi arrêter les classes différenciées ?
Parallèlement, à la rentrée prochaine, la première différenciée en secondaire, qui accueillait les élèves qui n’avaient pas obtenu leur CEB, disparaitra.
Il faut dire que cette classe où l’on entassait tous les enfants en très grande difficulté n’a pas fait ses preuves. Instaurée dans les années 80, elle devait permettre de remettre sur les rails du général des jeunes. A l’autopsie, rien de tel. Aucun jeune n’a été “sauvé”. Zéro.
Pourquoi ces « classes poubelles » aggravaient-elles en fait le problème ?
“La première différenciée est restée un sas d’attente vers le qualifiant. Regrouper, même en petite classe, tous les élèves en difficulté accroît les écarts », rapporte Dominique Lafontaine, présidente du département des sciences de l’Education à l’Uliège.
Elle créait en fait plus de dégâts que de bienfaits. « On n’apprend pas que de l’enseignant mais aussi de la dynamique de groupe et de ses pairs.”
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