Pour mieux faire face à ce risque infectueux, connu dans la littérature médicale, des travaux de recherche ont déjà été entrepris par le passé. Le Pr Antoine Da Costa, chef de service de cardiologie du CHU de Saint-Étienne, travaille sur le sujet depuis 1998. Il a déjà signé plusieurs publications internationales dans des revues prestigieuses de cardiologie.

Rien d’étonnant à ce qu’il soit l’investigateur principal de cette étude CHLOVIS, une étude multicentrique française randomisée qui est l’un des plus grands essais académiques consacrés à la prévention de ces infections liées à l’implantation de ces dispositifs cardiaques.

Des résultats utiles pour la pratique

Financée par un programme hospitalier de recherche clinique (PHRC) national, cette étude, menée de 2013 à 2020 dans 23 centres, a intégré 2 272 patients suivis pendant 24 mois.

L’objectif : comparer deux stratégies d’antisepsie cutanée avant l’implantation afin de réduire le risque infectieux, particulièrement élevé chez les patients nécessitant une resynchronisation cardiaque.

Si des précautions sont prises lors de l’intervention chirurgicale, ces travaux montrent qu’un simple choix d’antiseptique avant la pose d’un pacemaker ou d’un défibrillateur peut réduire encore le risque d’infection.

L’emploi de la chlorhexidine permet ainsi une réduction supplémentaire de 25 % du risque d’infection par rapport à la povidone iodée, soit en valeur absolue, une réduction de 1% du risque infectieux. Ces données récentes devraient influencer les prochaines recommandations internationales dans le domaine de la prévention du risque infectieux en cardiologie