ENTRETIEN – Après huit ans d’absence, l’acteur aux trois Oscars revient au cinéma sous la direction de son fils Ronan dans un drame irlandais centré sur une fraternité brisée. Une rencontre chaleureuse par-delà les générations.
Dans les salons feutrés du Bristol, à Paris, Daniel Day-Lewis, 68 ans, comédien légendaire lauréat de trois Oscars, couve du regard son fils en souriant par-dessus ses lunettes fumées. À presque 30 ans, Ronan Day-Lewis signe son premier long-métrage, Anemone–Les racines du mensonge. Entre le père et le fils, on sent une véritable complicité faite d’admiration réciproque, d’humour discret et de silences éloquents. Anemone raconte les retrouvailles de deux frères en Irlande du Nord. L’acteur de There Will Be Blood incarne un être brisé par ses traumatismes, qui s’est exilé volontairement, vivant en ermite au cœur d’une nature sauvage. Son frère, interprété par Sean Bean (Ned Stark dans la série Game of Thrones ), part à sa recherche, convaincu que la parole saura peut-être amener la réconciliation.
LE FIGARO. – Ronan, il est souvent difficile de diriger quelqu’un de sa famille. Surtout lorsqu’il s’agit d’un acteur aussi impressionnant que votre père. Comment se sont passés l’écriture et le…
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