Trop cher votre plein de carburant ? Plus de 50 % file dans les caisses de l’État via les taxes !
L’essence, elle, n’a pas encore atteint son sommet historique (2,155 € le litre en juin 2022), mais elle s’en rapproche. Dimanche, le prix maximum officiel s’élevait à 1,876 €, contre 1,634 € au moment des premières attaques sur Téhéran. Une hausse de 24,2 centimes (+ 14,8 %).
Les automobilistes dépités face aux prix à la pompe
« On se demande quand ça va s’arrêter, confie Saïd, alors que les chiffres défilent sur la pompe à essence et s’approchent dangereusement de la barre des 100 €. Il y a un mois, je faisais encore le plein pour 80 euros. Là, je vais m’arrêter autour de 100-110 €. Je fais le plein de diesel environ une fois tous les 10 jours. Si je calcule bien, ça me fait une perte de près de 1.000-1.200 € par an. C’est énorme. »
Lorsque le clic du pistolet retentit et que Saïd range le pistolet, la pompe affiche 108,37 €. « Pfff », souffle Saïd avant de remonter dans sa voiture.
Un sentiment d’impuissance mêlé de lassitude, partagé par la quasi-totalité des automobilistes qui n’ont pas la chance de voir leur carburant pris en charge par leur entreprise.
« Je n’ai pas les mots, confie Emmanuel, qui remplit son réservoir d’Essence 98 chiffrant à 1,929 € du litre. C’est catastrophique. C’est invivable mais on est coincés : je travaille dans le bâtiment, je dois prendre ma voiture pour aller sur les chantiers. Même si je ne prends pas du diesel, c’est invivable. »
Geneviève, elle, a un peu plus de chance. L’essence 95 n’est pour l’instant « qu’à » 1,863 €. « Mais comme pour le reste, elle augmente aussi, commente la Schaerbeekoise. Et ce n’est jamais agréable de payer sans cesse plus cher son essence. Heureusement, j’ai la chance d’habiter en ville et j’ai très peu de trajets sauf quand je vais chercher mes petits-enfants à Tubize. C’est sans doute plus compliqué pour ceux qui vivent à la campagne et qui sont obligés de prendre leur voiture pour se déplacer. J’espère que le prix de l’essence ne dépassera pas les 2 €. »

Venue faire le plein de sa voiture dimanche, Geneviève craint que l’essence dépasse prochainement la barre symbolique des deux euros du litre. ©Natelhoff
Même constat pour Laurence. « Je ne fais pas beaucoup de kilomètres mais ça doit être pénible pour ceux qui doivent souvent faire le plein. Personnellement, j’utilise souvent les transports en commun et je viens de faire l’acquisition d’un vélo électrique. Pas à cause des prix des carburants mais parce que c’est plus pratique pour se déplacer à Bruxelles. Mais je plains ceux qui viennent de l’extérieur de la ville. On leur dit de prendre le train mais ce n’est pas une solution possible pour tout le monde et l’infrastructure est souvent problématique. »
Dans ce pays voisin, le prix du diesel flambe encore plus qu’en Belgique
Tous les automobilistes rencontrés ce dimanche se demandent quand cette hausse frénétique du prix des carburants va cesser. « On se demande ce que le gouvernement attend pour intervenir, dénonce Sam. Les prix montent, montent, montent et le gouvernement ne fait rien. On se sent piégés parce qu’on n’a pas le choix : pour continuer à rouler, on doit faire le plein et donc payer le prix fort. On perd de l’argent à chaque plein alors que le gouvernement s’engraisse avec les taxes. »
Reste à savoir combien de temps encore les automobilistes accepteront de payer la facture sans réponse concrète.