Porté par une conjoncture économique favorable, il avait alors mis en place la réduction du temps de travail à 35 heures hebdomadaires, la couverture maladie universelle et un contrat d’union civile: le Pacs.

La surprise avait été totale lorsqu’en 2002, il n’était pas parvenu à se qualifier pour le second tour de la présidentielle, laissant Jean-Marie Le Pen en duel avec Jacques Chirac.

Dispersion de la gauche, campagne ratée, montée de l’extrême droite, Lionel Jospin s’était alors retiré de la vie politique, n’intervenant plus pendant des années dans le débat public.

Pendant le quinquennat de François Hollande, il avait présidé une commission sur la moralisation de la politique puis était au Conseil constitutionnel en 2014.

Jospin se dégèle mais ne se dévoileDe nombreux hommages, tant à gauche qu’à droite

Les réactions ne se font pas attendre après la disparition de Lionel Jospin.

Le président Emmanuel Macron salue un « grand destin français » qui « incarnait une haute idée de la République ».

Jean-Luc Mélenchon (LFI) rend hommage à un « modèle d’exigence et de travail », chantre de « l’alliance rouge rose vert ».

Olivier Faure (PS), sur France Inter, salue la mémoire d’un « inspirateur » qui avait « amené la gauche plurielle au pouvoir ». L’ancien Premier ministre « a permis à une génération de gouverner, à une autre génération – la mienne – de se former », a-t-il réagit, affirmant que sa disparition laisserait « un immense vide ».

Sébastien Lecornu salue un « serviteur fidèle » de l’Etat qui a « servi la France avec constance, exigence et sens des responsabilités »

Bernard Cazeneuve évoque « un homme d’Etat respecté » et « une référence pour tous ceux qui croyaient au progrès social ».

Pour Gérard Larcher, président du Sénat, Lionel Jospin « emmène avec lui une part de la gauche laïque, attachée à l’universalisme républicain, qui manquera à la politique française »