L’aide sollicitée par des pays du Golfe auprès de la Belgique vise seulement à protéger l’espace aérien et à fournir un soutien logistique ainsi que médical, a rappelé lundi le ministre de la Défense, Theo Francken, alors que le gouvernement est divisé sur cette question.

L’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis et Oman ont demandé l’aide de la Belgique pour faire face aux attaques iraniennes contre leurs infrastructures. Dans la majorité, le CD&V et Vooruit ont toutefois rapidement fait connaître leur hostilité à cette initiative. Selon eux, la Belgique risque d’être attirée dans un conflit qui n’est pas le sien. Le MR, la N-VA et les Engagés y sont en revanche favorables.

« Ce n’est pas comme si nous allions larguer nos paras au-dessus d’Ispahan ou de Téhéran pour aider les Américains et les Israéliens« , a souligné M. Francken sur les ondes de la VRT.

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Le ministre N-VA pointe un « grand malentendu ». « Comment peut-on être aspiré dans une guerre si on envoie un A400M pour du transport logistique à Dubaï », a-t-il demandé.

Également en charge du Commerce extérieur, M. Francken insiste sur les conséquences d’un refus dans la politique internationale du pays. Il a rappelé, comme d’autres, la tenue d’une grande mission économique en Arabie saoudite, qui sera conduite cet automne par la reine Mathilde.

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« Si, il y a quelques semaines, on a demandé l’évacuation des Belges, et qu’aujourd’hui ils nous demandent de l’aide et que nous leur répondons ‘non’, mais que nous comptons quand même venir en novembre pour signer de juteux contrats… Ça ne marche pas comme ça dans le monde. C’est toujours une question de concessions mutuelles », a affirmé le ministre.