Le retrait de Philippe Dessertine à Bordeaux
« On passe d’une configuration où Pierre Hurmic pouvait se faire réélire dans un fauteuil, sans besoin de faire d’appels à la gauche parce que les deux candidats à sa droite se neutralisaient, à un duel où, mathématiquement, Thomas Cazenave peut récupérer une bonne partie du vote Dessertine et donc être largement devant », avait estimé le politologue Vincent Tiberj.

Philippe Dessertine ©AFP or licensorsMunicipales 2026 : qui est en tête à Paris, Bordeaux, Marseille… ? Voici les résultats des derniers sondages
M. Cazenave, dont la liste d’union de la droite et du centre était arrivée deuxième du premier tour, juste derrière le maire sortant (25,58% contre 27,68%), ciblait clairement ces 20,20% d’électeurs qui ont voté pour l’économiste « sans étiquette » aux propositions sécuritaires et libérales, autoproclamé candidat « hors système », et qui « veulent l’alternance ».
La brutalité des candidats à Bordeaux
L’écologiste, vainqueur surprise en 2020 dans cette ville de Bordeaux dirigée depuis 1947 par la droite, ne cessait de dénoncer depuis mardi soir la « brutalité » des méthodes employées pour « débrancher » Philippe Dessertine.
Thomas Cazenave avait fustigé mercredi « des propos extrêmement scandaleux », « qui illustrent » la « méthode » du maire sortant « depuis longtemps: cliver, attaquer et maintenant, calomnier ». « Thomas Cazenave ne supporte plus depuis quelque temps qu’on le traite de macroniste », avait ironisé en retour M. Hurmic.