Selon le cabinet de consultance EY (Ernst & Young), l’Europe a exporté pour environ 16 milliards d’euros de véhicules vers la Chine. Un chiffre en chute de plus d’un tiers par rapport à 2024.
Surtout, dans le même temps, les importations en provenance du même pays ont augmenté de 8%, avec une valeur de 22 milliards d’euros, créant pour la première fois un déficit commercial européen face à l’empire commercial chinois.
Porsche prend cher
Le constat est clair : le temps – pourtant pas si lointain – où Volkswagen régnait sur le marché chinois avec ses antédiluviennes Santana, et où l’on regardait les premières Brilliance et Landwind d’un œil moqueur est révolu. Aujourd’hui, ce sont les marques chinoises qui mènent la danse. Y compris désormais sur les marchés premium, ce qui a des répercussions sensibles sur les constructeurs européens; les Allemands principalement. Porsche vient de publier un résultat d’exploitation en chute libre (-90% !) alors que ses ventes en Chine s’écroulent, Mercedes et BMW limitent la casse, mais reculent aussi (-9,2% et -1,4%), tandis qu’Audi de son côté progresse, mais sa marque dédiée au marché chinois AUDI peine à rencontrer le succès escompté.